Le généticien Neil Gemmell ne s'est pas lancé sur les traces du monstre du Loch Ness. Il compte étudier les organismes du lac à l'aide de tests ADN. Son travail suscite l'intérêt du Loch Ness Project qui s'intéresse au monstre légendaire.

Neil Gemmell, un scientifique de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande), s’est spécialisé dans la biologie animale et le séquençage de l’ADN. D’après des tas de médias ayant repris l’information, en France et ailleurs, il se serait lancé un nouveau défi : tenter de confirmer ou d’infirmer la légende du monstre du Loch Ness, en isolant une trace ADN.

Or, le voyage de Neil Gemmell jusqu’en Écosse n’a pas exactement été motivée par l’envie de de faire la lumière sur cette légende ancestrale. Le généticien souhaitait en premier lieu en savoir plus sur les diverses créatures qui vivent dans les profondeurs du lac.

Le 18 juin 2018, le chercheur a en effet expliqué à l’AFP, probablement pour faire parler de ses recherches, que « plus de 1 000 personnes affirment avoir vu un monstre » et qu’il y a peut-être « quelque chose d’extraordinaire ici », au moment où il lançait une sonde dans le lac. Néanmoins, le scientifique a bien expliqué que son projet était principalement de mener des tests ADN dans cet environnement, afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce milieu naturel.

Des tests qui intéressent le Loch Ness Project

Les recherches de Niel Gemmel ont suscité l’intérêt d’Adrian Shine, le responsable du Loch Ness Project, qui mène l’enquête pour tenter de faire la lumière sur l’existence du montre marin. Celui-ci a fait observer que les observations du généticien pourraient l’aider dans ses propres recherches, notamment si les tests mettaient en évidence une trace ADN jusqu’alors méconnue.

« J’insiste sur le ‘si’ » — Adrian Shine

« Je suis sûr que certaines espèces non décrites seront découvertes. Il y a davantage de chances qu’il s’agisse de bactéries que d’autres choses », a déclaré Adrian Shine, avant d’ajouter, « Si vous trouvez quelque chose d’autre — et j’insiste sur le ‘si’ –, alors vous pourriez avoir une bonne idée du type de créature, de la classe animale, dont il s’agit. »

« Tout ce que vous verrez dans le lac, que vous ne comprendrez pas, peut être votre Monstre du Loch Ness ce jour-là », a ajouté Adrian Shine, qui suivra probablement avec grand intérêts les tests du généticien.

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