L'algorithme qui avait parié sur la victoire du Brésil en 2014 veut nous faire croire qu'il connaîtra le vainqueur de la Coupe du Monde 2018.

Année après année, les géants des nouvelles technologies remplacent comme ils peuvent les devins et autres poulpes aux pouvoirs mystérieux pour prévoir les résultats des grandes compétitions sportives. Impossible de manquer le rendez-vous de la Coupe du Monde 2018, d’autant plus à une époque où le terme intelligence artificielle est sûr de faire jaser. C’est la banque d’affaires Goldman Sachs (pdf complet) qui dégaine cette année encore son modèle prédictif pour le plus grand tournoi de football de l’univers.

À grand renfort d’apprentissage machine, le logiciel développé par l’entreprise a pondu 200 000 modèles en minant des données sur les équipes et les joueurs et a fini par entrevoir 1 million de déroulés possibles pour le championnat. Ce Dr. Strange du football a enfin calculé, avec ces données en main, les probabilités pour chaque équipe de battre un adversaire potentiel — et donc de passer au tour suivant de la compétition.

Goldman Sachs

Et si l’on suit le tableau de Goldman Sachs, l’équipe de France ne sera pas championne du monde, 20 ans après son premier sacre. Elle fera tout de même un beau parcours, battant l’Islande en huitièmes de finale et l’Espagne en quarts. Son bourreau sera le Brésil, dans une demi-finale qui, d’après les chiffres indiqués par Goldman Sachs qui correspondent au nombre de buts potentiels, ne sera pas serrée. Et c’est ce même Brésil qui remportera la Coupe du Monde contre une équipe d’Allemagne qui aura tracé sa route de l’autre côté du tableau. 

Business Insider relève que c’est le placement de la France dans la grille de départ qui induit cette défaite : elle aurait pu battre l’Allemagne si elle n’avait pas rencontré le Brésil sur sa route. Côté outsiders, les deux surprises viendraient alors de la Russie et de l’Arabie Saoudite : le pays qui accueille la Coupe du Monde ne sortirait pas des phases de poule alors que l’Arabie Saoudite serait la surprise de ces mêmes phases, parvenant jusqu’à l’élimination directe.

Goldman Sachs n’avait pas vu venir l’Allemagne en 2014

Bien entendu, le football est un sport qui met à rude épreuve le jeu des prédictions et des statistiques et, tous les quatre ans, la compétition réserve de nombreuses surprises. D’ailleurs, ce même algorithme avait aussi prédit que le Brésil gagnerait en 2014. De son côté, le géant des FIFA EA Sports s’est aussi essayé à la prédiction et a donné la France gagnante. Rassurant ? Peut-être : il avait aussi prédit la victoire de l’Allemagne à la dernière Coupe du Monde. Les matchs commencent le 14 juin à 17 heures — la France affrontera son premier adversaire, l’Australie, le samedi à 12 heures.

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