Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+, a annoncé que l'offre de vidéo à la demande par abonnement sera supprimée d'ici « quelques semaines ».

«  CanalPlay a disparu de la circulation, à tel point qu’on va arrêter cette offre dans quelques semaines », a déclaré Maxime Saada, le numéro un du groupe Canal+, ce 5 décembre au cours d’une audition devant la Commission des affaires culturelles.

C’est la première fois que le président directeur du directoire du groupe affirme aussi clairement que le service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) de Canal+ va être supprimé. Il y a quelques années encore, CanalPlay était présenté comme le grand concurrent de Netflix.

Maxime Saada le 5 décembre 2018 // Source : Assemblée Nationale

« Netflix est dominant, voire monopolistique »

Pour Maxime Saada, la plateforme américaine est responsable de l’écroulement du service français : « Aujourd’hui Netflix est dominant, archi dominant, voire monopolistique.  » En juin dernier, il avait déjà souligné que CanalPlay était « terminé »sans préciser s’il s’agissait d’une décision officielle ou d’un constat alarmiste. « CanalPlay est passé de 800 000 à 200 000 abonnés (…) En deux ans, on a été rayés de la carte sur ce marché, qui est en train de se substituer à la télévision  », avait-il asséné à l’été 2018.

Le PDG assure aujourd’hui avoir perdu cette bataille à cause des contraintes imposées par l’Autorité de la Concurrence : « On nous a interdit d’avoir des exclusivités sur CanalPlay pour favoriser l’émergence d’acteurs concurrents : ça a bien réussi », regrette-t-il amer ce 5 décembre. Netflix est arrivé en France en 2014, et compterait aujourd’hui près de 4 millions d’abonnés dans l’hexagone.

Depuis quelques mois, le catalogue de CanalPlay avait été incorporé à l’offre Start By Canal, un service d’abord réservé aux abonnés Bouygues qui a été étendu à tout le monde en 2017. Celui-ci cumule les services de CanalPlay et FoxPlay. Maxime Saada n’a pas précisé par quelle plateforme CanalPlay allait être remplacée.

Capture d’écran de l’offre Start by Canal // Source : Canal+

Il a toutefois ajouté que le piratage de contenus était estimé à « une perte d’environ 500 000 abonnés » annuels pour le groupe Canal, sans préciser ces donnés.

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