Avec son ersatz de Nintendo Direct, Square Enix est tombé dans l'excès de zèle très dommageable. Dommage.

Trente minutes, pas une de plus, un empilement de bandes-annonces, quelques phases de gameplay, deux vrais annonces : voilà le résumé du Square Enix Direct, la vidéo — pas en direct — concoctée par Square Enix pour son pré-E3 2018. Pas de brouhaha, pas de vraie conférence, pas de magie, pas de rêve. Juste cette idée que l’éditeur japonais s’est tout simplement trompé par excès de zèle, en proposant une copie de ce que fait Nintendo. Il n’avait visiblement pas de quoi monter un show, comme naguère Bethesda et Ubisoft après lui. Pour sa défense, Microsoft lui avait tout pris : de Shadow of the Tomb Raider à Just Cause 4, en passant par Kingdom Hearts III et la version Xbox One de NieR : Automata.

Le Square Enix Direct du vide

Pourtant, on ne peut pas dire que Square Enix manque de cartouches : entre les jeux Avengers annoncés depuis un bail, le remake de Final Fantasy VII (auquel on croit de moins en moins), un éventuel Final Fantasy XVI (juste un teasing avec un logo peut suffire pour agiter les fans) ou encore Left Alive (avec Yoji ‘Metal Gear Solid’ Shinkawa au character design), il y avait de quoi faire lever un peu les foules. Visiblement, ces projets ne sont pas suffisamment avancés pour être montrés. Dans ces cas-là, on s’abstient d’un tel rendez-vous et on utilise ses jolies vidéos pour alimenter les conférences des constructeurs entre deux exclusivités.

À l’arrivée, on ne retiendra donc pas grand-chose de ce Square Enix Direct, sinon que Shadow of the Tomb Raider a puisé quelques inspirations du côté de Predator, que les fans pourront s’amuser au jeu des sept différences entre les deux bandes-annonces de Kingdom Hearts III diffusées à moins de 24 heures d’intervalle (celle de Microsoft et celle de Square Enix), qu’un jeu appelé The Quiet Man semble tout droit sorti de chez Netflix (on en saura plus en août) et que PlatinumGames s’entend particulièrement bien avec Square Enix grâce au succès de NieR : Automata (le nouveau jeu s’appelle Babylon’s Fall). Heureusement qu’on n’a pas eu à se lever la nuit pour voir pareil spectacle.

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