Génie et escroc, Barkley Miguel-Panzo est parvenu à signer un contrat avec un club de football grâce à de fausses informations inscrites sur sa page Wikipedia.

En 2018, des gens se font encore avoir par les scams Wikipedia. Cela permet à des génies escrocs d’obtenir ce qu’ils veulent en se jouant de la naïveté de certains. Par exemple, le prénommé Barkley Miguel-Panzo est parvenu à tromper un club de football lituanien de deuxième division afin de pouvoir porter ses couleurs. Il n’a visiblement pas le talent de Cristiano Ronaldo ou de Lionel Messi mais on peut lui reconnaître un sacré sens de l’opportunisme et une belle réussite dans son plan ayant marché à merveille (aujourd’hui, le contrat n’a toujours pas été rompu malgré la découverte rendue publique).

Un maître usurpateur

Avant d’être mis au courant de la supercherie et de s’en excuser, le FK Panevezys était tout fier de présenter sa nouvelle recrue : un certain Barkley Miguel-Panzo, international angolais notamment passé par le club anglais des Queens Park Rangers, avec lequel il aurait inscrit la bagatelle de 45 buts en 36 matches. Cette seule information — une moyenne de buts supérieure aux méga stars — aurait dû mettre la puce à l’oreille des dirigeants, qui n’ont donc pas pris soin de vérifier le C.V. réel du candidat avant d’accoucher d’un contrat. Surtout au regard du parcours assez insolite.

Selon les informations de l’Équipe, Barkley Miguel-Panzo n’en est pas à son coup d’essai. Par le passé, il avait déjà menti sur son expérience pour pouvoir rejoindre un club. Pedro Kamata, un ancien coéquipier, raconte, « À Moulins, il avait signé dans des conditions similaires. Il venait d’un essai à Dijon, alors en L2, qui ne l’avait pas conservé. On était en CFA, il n’avait même pas fait d’essai. Un joueur de L2, on tente le coup… » . Et il n’oublie pas de rappeler que l’intéressé n’avait pas le niveau pour être un footballeur professionnel.

Il est même allé jusqu’à se faire passer pour un joueur de l’équipe première d’Orléans, pensionnaire de Ligue 2, en faisant gagner un maillot floqué à son nom sur les réseaux sociaux. Un véritable artiste de l’usurpation qui a tout compris au web. Mais peut-être pas tout au foot.

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