Avec près de 900 millions de dollars empochés au box-office dans le monde, Super Mario Galaxy Le Film est un immense succès. La presse n’a pourtant pas été tendre avec ce deuxième film d’animation aux couleurs de la saga phare de Nintendo. Dans nos colonnes, nous lui avons attribué la note de 4 sur 10, déplorant une pauvreté narrative masquée par un empilement de scènes dédiées au fan-service.
Shigeru Miyamoto, père de Mario et producteur du long-métrage, s’est récemment exprimé sur le rythme effréné avec lequel Super Mario Galaxy Le Film enchaîne les rebondissements. Interrogé par Nintendo Dream (via Nintendo Everything le 2 mai 2026), il a défendu la méthode choisie par Illumination, laquelle consiste à enchaîner plusieurs petites séquences jusqu’à former un film entier. Ce qui explique beaucoup de choses, finalement.

Vous trouvez le rythme de Super Mario Galaxy Le Film trop effréné ? C’est normal
Alors, pourquoi diable Super Mario Galaxy Le Film va-t-il tous azimuts ? Voilà les explications de Shigeru Miyamoto : « Une autre approche consiste à créer à partir de petites unités partielles. Par exemple, 30 unités de 3 minutes chacune forment un ensemble de 90 minutes. C’est très proche de ma propre méthode : je ne produis rien de superflu, mais je ne jette presque rien non plus. Ainsi, la technique d’Illumination repose sur beaucoup d’échanges et de réorganisations de ces unités, ce qui permet de créer une œuvre d’une densité incroyable. »
Shigeru Miyamoto confirme donc ce que beaucoup de spectateurs et de spectatrices pensent, à savoir que Super Mario Galaxy Le Film est une somme de scènes qui manquent parfois d’un vrai liant narratif. En cela, le film est construit comme un jeu vidéo Mario où l’on enchaînerait les niveaux sans se soucier vraiment d’une quelconque histoire. Ce serait oublier, quand même, qu’on ne consomme pas un film comme on consomme un jeu vidéo. D’un côté, on ne fait que « subir », de l’autre, on peut agir. Le cinéma ne permet pas non plus d’appuyer sur pause pour respirer et reprendre ses esprits, contrairement à un jeu vidéo.
Pour justifier cela, Shigeru Miyamoto revient sur la responsabilité, pour Nintendo et Illumination, de ne pas proposer un film ennuyeux au point de voir les enfants courir partout dans la salle. Il indique sur ce point : « J’ai toujours voulu faire un film qui évite cela ; en ce sens, je pense que c’était une bonne décision d’en faire un format de 90 minutes au rythme soutenu, qui s’enchaîne sans laisser un seul instant de répit. » Bref, on comprend mieux pourquoi l’histoire n’a jamais été une priorité absolue, si l’objectif est d’abord de capter l’attention des enfants et/ou des fans.
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