Alors que la suite tant attendue du film culte vient de sortir en salles, un détail passionne les réseaux sociaux. Pour créer une image parodique de Miranda Priestly dans Le Diable s’habille en Prada 2, le réalisateur David Frankel a fait un choix radical : refuser l’intelligence artificielle au profit d’une véritable artiste. Un geste qui ne passe pas inaperçu.

Depuis sa sortie en salles le 29 avril 2926, Le Diable s’habille en Prada 2 fait vrombir le box-office. Alors que les fans se bousculent pour retrouver le quatuor iconique formé par Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci, un détail bien précis enflamme les discussions sur les réseaux sociaux. Au-delà des costumes impeccables et des punchlines cinglantes, c’est une séquence tournant en dérision la culture web actuelle qui retient toute l’attention.

Vous prendrez bien un peu de meme sur Le Diable s’habille en Prada 2 ?

Sans spoiler l’intrigue principale du film, un rappel du contexte est nécessaire (si vous ne voulez rien savoir du tout, c’est le moment de cesser votre lecture). Dans Le Diable s’habille en Prada 2, le magazine Runway traverse une zone de turbulences après une décision éditoriale catastrophique. Miranda Priestly (l’éternelle Meryl Streep) devient alors la cible préférée du web, croulant sous les mèmes et les GIFs peu flatteurs. Parmi eux, une image devient particulièrement virale, en reprenant les codes esthétiques ultra-lisses et légèrement déformés des générateurs d’images par IA, pour mettre en scène la papesse de la mode en employée de fast-food. Le slogan ? « Voulez-vous des mensonges avec ceci ? ». Un clin d’œil direct aux deepfakes et aux détournements automatisés qui polluent aujourd’hui nos propres fils d’actualité pour humilier les personnalités publiques.

Il n’en fallait pas plus pour faire le tour d’Internet. De quoi donner un nouveau coup de boost, en plus des très bons retours sur le film.

« C’était un pur plaisir » : l’artiste Alexis Franklin sort du silence pour Le Diable s’habille en Prada 2

Si l’image ressemble à s’y méprendre à une création d’intelligence artificielle, elle est en réalité le fruit du travail méticuleux de l’artiste Alexis Franklin. Le jour de la sortie du film, cette dernière a partagé les coulisses de sa création sur Instagram via une vidéo en time-lapse (visible dans la publication X ci-dessous).

« J’ai eu la chance de peindre ceci à la demande de David Frankel. Absolument aucun manque de respect envers la Reine Meryl, mais c’est le genre de chose que j’aurais pu peindre sur mon temps libre. Alors, quand on m’a demandé de le faire, c’était un pur plaisir. »

L’artiste s’est également exprimée sur X, soulignant le soulagement des internautes d’apprendre qu’un humain se cachait derrière ce gag : « Je pense que ces entreprises devraient être saluées lorsqu’elles font l’effort d’embaucher un artiste. »

Un choix salué par les fans

Sur les réseaux sociaux, l’accueil est unanime. Alors que l’usage de l’IA dans le cinéma fait souvent polémique, la décision de la production du Diable s’habille en Prada 2 est vue comme une bouffée d’oxygène.

Pour d’autres, le constat est plus amer, certains déplorent que le simple fait d’embaucher un humain devienne une « nouveauté » ou un exploit, signe que les standards de l’industrie ont drastiquement changé.

Ce choix éthique n’a en tout cas pas freiné le succès du film. Pour son premier week-end, cette suite a littéralement écrasé la concurrence.

Avec 77 millions de dollars récoltés aux États-Unis et 156,6 millions à l’international, le film totalise déjà 233,6 millions de dollars de recettes mondiales. Un démarrage stratosphérique qui prouve que, même vingt ans plus tard, Miranda Priestly règne toujours en maître sur le box-office.

Le Diable s’habille en Prada 2
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