James Wan n’a jamais caché son obsession pour l’horreur cosmique. Après avoir jonglé avec les blockbusters de super-héros (Aquaman) et les poursuites de voitures (Fast & Furious 7), le cinéaste souhaite revenir à ses racines horrifiques, mais avec une ambition démesurée. Son objectif ? Traduire l’indicible lovecraftien avec une fidélité visuelle jamais vue au cinéma. Forcément, dit comme ça, on peut se poser des questions sur la faisabilité de la chose. D’autant que le projet semble avoir un budget colossal qui effraie les studios, comme on peut le découvrir dans Screen Rant le 7 avril 2026.
L’Appel de Cthulhu en film, un projet titanesque
Adapter L’Appel de Cthulhu est considéré par beaucoup comme une mission impossible. Le récit repose sur une horreur que l’esprit humain ne peut concevoir, avec des cités aux géométries non-euclidiennes et des créatures colossales venues du fond des âges.
Pour James Wan, le projet ne peut pas se contenter d’un budget d’horreur classique (généralement situé entre 10 et 30 millions de dollars). Pour rendre justice à la cité de R’lyeh et à l’éveil du Grand Ancien, le réalisateur estime qu’un budget de « blockbuster de premier plan » est indispensable. Or, Hollywood reste frileux à l’idée d’investir plus de 100 millions de dollars dans un film d’horreur pur, un genre traditionnellement rentable grâce à ses coûts de production limités.

Un projet Hard R qui complique la donne
L’autre barrière majeure est la classification. James Wan refuse de lisser l’œuvre pour obtenir un PG-13 (interdit aux moins de 13 ans non accompagnés). Son adaptation se veut viscérale, sombre et psychologiquement éprouvante, ce qui l’oriente inévitablement vers une classification Rated R (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés aux USA).
Mélanger un budget de blockbuster avec une classification restrictive est un pari extrêmement risqué pour les studios, qui craignent de ne pas pouvoir rentabiliser l’investissement. Pourtant, le succès récent de films comme Ça de Stephen King a prouvé qu’un public massif existe pour l’horreur à grand spectacle, une brèche dans laquelle Wan espère s’engouffrer.
Malgré ces obstacles, James Wan possède un atout majeur, son expérience sur Aquaman. En filmant les fonds marins et des créatures abyssales pour DC, il a perfectionné les techniques numériques nécessaires pour représenter l’univers aquatique et effrayant de Cthulhu. Reste à voir maintenant si une production courageuse apportera son aide.
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