Mais comment diable classer les générations de Pokémon ? C’est a priori une tâche moins ardue que de trier les 20 Zelda de la série principale, puisqu’il n’y aura que 9 rangs à attribuer. Mais, comme pour toute licence culte, il n’est pas du tout aisé de décider non seulement quels épisodes sont les meilleurs et les pires, mais de devoir consentir à des sacrifices en essayant de mêler un minimum d’objectivité, mais aussi de ressentis personnels. Notez que pour chaque génération ne seront comptés que les épisodes de la série principale, mais que les remakes et potentiels épisodes complétant leur lore (par exemple Légendes Pokémon : Z-A pour la 6e génération) ne rentreront pas en ligne de compte.

9. Pokémon Soleil et Lune (7e génération)
Bon, on va commencer en ne se faisant pas des amis, mais la seconde génération parue en fin de vie de la 3DS fut considérée par beaucoup comme très décevante en comparaison de sa devancière (voir plus bas, mais genre beaucoup plus bas). Le cadre enchanteur d’Alola, région inspirée de Hawaii, ne suffit pas, et d’ailleurs nous sommes au grand regret de devoir rappeler une triste réalité : la majorité des formes d’Alola n’est vraiment pas terrible (à part pour Raichu, qui a un flow hallucinant). À cette époque, les fans de la licence sont, qui plus est, soit obsédés par Pokémon GO paru quelques mois plus tôt, soit tout simplement tournés vers l’avenir et la promesse d’un futur Pokémon dans de vrais environnements 3D — où la caméra tournerait enfin à 360°. Pour ne rien arranger, les versions « ultimes », Ultra-Soleil et Ultra-Lune, font partie des plus critiquées de la série. Une génération à oublier.

8. Pokémon Épée/Bouclier (8e génération)
Si vous demandez aux joueurs de Pokémon quelle fut la plus grande déception de leur vie de fans, nombreux sont ceux qui répondront Pokémon Épée / Bouclier. Première itération de la licence en trois dimensions avec des rotations de caméra à 360°, cet épisode situé dans la région de Galar (inspirée de la Grande-Bretagne) est pourtant tout à fait honnête, et l’auteur de ces lignes assumera l’avoir remonté quelque peu subjectivement d’un ou deux rangs car il a découvert la franchise (très) tardivement avec lui. Hélas, c’est avec ce titre que l’on a vraiment compris que Game Freak était très en retard en termes de réalisation et de finition, et la polémique infernale autour du Pokédex n’a vraiment pas aidé à ce que cette génération reste dans les mémoires, même avec un second DLC plutôt généreux.
Points forts
- Les Terres Sauvages
- Les épreuves pré-arènes
- Sympa pour s’endormir paisiblement
Points faibles
- Trop d’accompagnement au début
- Peu de réelle mise en difficulté
- C’est quoi ce rival ?

7. Pokémon Diamant et Perle (4e génération)
Lorsque Pokémon débarque sur Nintendo DS, c’est une relative déception. Sur une machine capable de faire tourner un remake de Super Mario 64 (rien que ça), l’évolution attendue n’est clairement pas là, aussi bien techniquement qu’en termes de mécaniques. Les remakes parus sur Nintendo Switch en 2021 ont confirmé qu’on était sur une génération confinant à l’anecdotique, pas spécialement bien écrite et qui n’apporte pas grand-chose après l’excellence des trois premières. Et non, ce n’est pas la faute de la Nintendo DS, sur laquelle Game Freak se montrera capable de beaucoup mieux par la suite (voir plus bas).

6. Pokémon Écarlate et Violet (9e génération)
On ne va pas se mentir : il est très difficile de trouver une place convenable pour la « 9G » dans ce classement. Conspuée par d’innombrables joueuses et joueurs du fait d’une réalisation technique abyssale, la génération mettant en scène Paldea (région inspirée de la péninsule ibérique) dispose pourtant d’un immense nombre d’atouts, plombés par une finition honteuse. Le passage au monde ouvert est plutôt réussi d’un point de vue structurel, et une fois mis à jour sur Nintendo Switch 2, pas mal de tares disparaissent, le rendant plus agréable à jouer. Cependant, il n’est pas concevable de lui offrir un meilleur rang tant il a pu être critiqué à raison, mais aussi et surtout car on ne sait encore rien de son influence à venir sur la future génération. Peut-être que dans 5 ans, quand on fêtera les 35 ans de Pokémon, on se rendra rétrospectivement compte que la 9G est bien meilleure qu’on ne le pensait, mais c’est sans doute encore trop difficile de l’admettre pour l’heure.
Points forts
- Un vrai monde ouvert
- Plein de créatures mignonnes
- Plein de choses à faire
Points faibles
- Il faut fermer les yeux sur les graphismes
- Carte illisible
- On perçoit quand même un chemin préétabli

5. Pokémon Noir et Blanc (5e génération)
Il y a deux manières d’apprécier cette génération pour le moins déroutante, dont les événements se situent à Unys, région inspirée de New York City et de ses environs. Soit on n’adhère pas du tout à son aspect plus adulte et scénarisé, et cela devient potentiellement la pire génération de la série en fonction de vos attentes. Soit on salue la prise de risque pour cette seconde génération parue sur Nintendo DS en fin de vie de la console, un choix pour lequel nous avons décidé d’opter tant cela nous a paru salutaire. Pokémon Noir et Blanc, ainsi que leurs versions « 2 », ont contribué à rendre la licence un peu plus adulte, et à travailler beaucoup plus son écriture, ce qui n’est vraiment pas pour nous déplaire, malgré un aspect évidemment clivant.

4. PokémonVert, Rouge, Bleu et Jaune (1ère génération)
C’est là que tout a commencé, à Kanto, et bien entendu, sans cette génération de légende sur laquelle The Pokémon Company continuera de surfer pour encore d’innombrables décennies, nous ne serions pas là à fêter cet anniversaire. Toutefois, à l’instar du rang que nous avons attribué à certains des Zelda les plus historiques, nous n’avons pas souhaité exagérer la nostalgie en surévaluant la 1G. Elle a beaucoup vieilli, est buggée de partout, et s’entoure surtout d’un mythe maintes fois revisité qui n’a hélas plus beaucoup d’intérêt à être vécu dans ses conditions d’origine de nos jours. Nous lui préférerons ainsi deux autres « antiquités » finalement pas beaucoup plus jeunes, notamment pour la manière dont elles auront fait évoluer avec brio une formule évidemment exceptionnelle. Elle avait cependant tout d’un brillant essai nécessitant d’être vite transformé.

3. Pokémon X et Y (6e génération)
Est-on chauvin en mettant le seul Pokémon à se dérouler en France (enfin, à Kalos, qui EST la France, n’ayons pas peur des mots) dans notre top 3 ? Pas tant que ça, en vérité. De toutes les générations récentes, c’est de loin celle qui jouit de la meilleure cote de popularité auprès des fans, ce qui a pu se vérifier récemment avec l’arrivée de Légendes Pokémon : Z-A. Ce dernier en est un prolongement scénaristique situé exclusivement dans la ville d’Illumis (inspirée évidemment de Paris). Cette 6G apporte en outre le système de Méga-Évolutions qui enrichit considérablement les bases d’un système de combat pourtant déjà très solide, et très populaire chez les joueurs. Et puis soyons honnêtes : il est beaucoup plus joli que Soleil/Lune, et c’est d’assez loin la meilleure des générations publiées sur les machines à double écran.

2. Pokémon Rubis, Saphir et Émeraude (3e génération)
Pour beaucoup, la 3G est celle qui a apporté le plus à la licence Pokémon, et on peut difficilement leur donner tort. Les innovations sont considérables, l’évolution technique est plus que notable en passant à la Game Boy Advance, la bande originale est magnifique, et la version finale de cette génération, Pokémon Émeraude, la sublime encore davantage. Tout n’est pas parfait, notamment en termes d’écriture et quand on constate la disparition du cycle jour/nuit, mais on est sur un titre quasi inattaquable pour son époque. Son point faible ? « Too much water », bien sûr.

1. Pokémon Or, Argent et Cristal (2e génération)
Si l’on a évité l’affront de l’évidence consistant à jouer la nostalgie à fond, en plaçant la première génération tout en haut, il n’est en revanche pas possible de ne pas se montrer dithyrambique concernant la deuxième. Tout ce que Game Freak a inventé en 1996, engendrant une popularité sans précédent, est magnifié dans ce qui a tout de la plus belle évolution de la saga d’une génération à l’autre. La 2G corrige à peu près tout ce qui n’allait pas, en apportant une quantité plus que notable d’éléments de gameplay qui deviendront indispensables à la licence. Apparition de nouveaux types, du système de reproduction des Pokémon, de cycle jour-nuit, contenu et challenge augmentés… et puis, c’est avec cette génération que sont apparus les fameux « shiny », ces Pokémon de coloris alternatifs super rares qui ont engendré encore un peu plus de raisons de s’investir dans la licence.
Ah, et en plus, Or et Argent ont les meilleurs remakes de toute la série, et non, nous ne sommes pas ouverts au débat.

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