Rédacteurs, monteurs vidéo, community managers : plus de 400 salariés du Washington Post ont signé une lettre ouverte à Jeff Bezos afin de dénoncer leurs conditions de travail.

En août 2013, Jeff Bezos rachetait The Washington Post pour une somme de 250 millions de dollars. Cinq ans plus tard, ses employés signent une lettre appelant à des pratiques salariales décentes. La lettre s’accompagne d’une vidéo YouTube, mise en ligne le 13 juin dernier.

Des conditions salariales insuffisantes voire « choquantes »

S’ils remercient tout d’abord Jeff Bezos d’avoir acheté le Washington Post, ses employés militent maintenant pour des conditions de travail plus justes. « Tout ce que nous demandons est l’équité pour chaque employé qui a contribué au succès de cette entreprise : des salaires justes, une retraite juste, des congés familiaux, une assurance santé et une sécurité de l’emploi suffisante  », indique la lettre ouverte. L’équipe met en avant le fait que, depuis l’an passé, son nombre d’abonnement digital a doublé et que le trafic du site a augmenté de plus de moitié.

D’après les salariés du Washington Post, proposer 10 dollars d’augmentation par semaine (moins de la moitié du taux actuel d’inflation) est injuste et même « choquant de la part de quelqu’un qui croit que la démocratie meurt dans l’obscurité.  » Parmi leurs revendications on retrouve également la réduction du droit de licenciement. Il est aussi demandé l’augmentation des avantages complémentaires de retraite dont le système actuel suggérerait « le peu de valeur accordée à la sécurité financière des employés ». Le patron d’Amazon n’a pas encore publiquement réagi à cette lettre ouverte et aucun commentaire officiel n’a été fait de la part du Washington Post.

Ce n’est pas la première fois que Jeff Bezos se retrouve impliqué dans une affaire où le traitement de ses employés est sévèrement remis en question. Le 10 juin dernier, Amazon admettait qu’un de ses partenaires payait de façon illégale ses travailleurs chinois.

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