Voyant son chiffre d'affaires chuter malgré les quelques 1,5 millions d'avertissements adressés aux internautes par la Hadopi, le SNEP demande que la prochaine étape soit des amendes d'au moins 120 euros. 

Le Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP) présentait aujourd'hui son bilan trimestriel, qui confirme l'impact totalement nul de la Hadopi sur la consommation offre légale, seul critère véritablement pertinent pour juger de l'efficacité de la riposte graduée.

Malgré les avertissements envoyés à plus de 1,5 millions d'abonnés à internet, les revenus de la musique enregistrée ont encore baissé de 6,5 %, après une baisse de 4,4 % sur l'année 2012. Pire encore, alors que l'année dernière avait vu les revenus du numérique croître de 12 %, ce qui était toutefois très insuffisant pour permettre à la France de rattraper son retard en parts de marché du numérique (25 % contre 25 % à l'échelle mondiale), le numérique a baissé de 5,2 % au premier trimestre 2013 !

Un tel bilan catastrophique devrait convaincre l'industrie du disque d'abandonner sa folle course à la répression, pour enfin se concentrer exclusivement sur la qualité de l'offre proposée aux internautes, notamment en permettant à de nouveaux acteurs d'entrer sur un marché très fermé. Mais non. Le SNEP veut toujours la riposte graduée, et demande qu'elle soit plus sévère. Comme si cette fois-ci, ça allait marcher.

"Les producteurs de musique souhaitent clairement la sanctuarisation du volet pédagogique qui doit s'accompagner d'une sanction suffisamment dissuasive. L'amende de 60 euros me paraît trop faible, elle devrait être au minimum du double !", déclare au Figaro Guillaume Leblanc, le nouveau président du SNEP. 60 euros, c'est la somme proposée par le rapport Lescure pour l'amende administrative infligée par le CSA, qui n'en veut pas.

"Actuellement le droit commun c'est une amende de 1500 euros, ce qui est effectivement trop élevé. L'important est que les internautes comprennent que les offres légales existent et qu'elles sont suffisamment attractives".

Certains se souviendront peut-être qu'en 2004, il y a 10 ans, le SNEP avait déjà sensiblement le même discours, et avait organisé une campagne d'affichages mémorable pour faire entrer son message dans les têtes des pirates les plus obstinés :

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