L’affaire avait fait grand bruit à la mi-octobre 2025, lorsque la Fédération Française de Tir avait annoncé à ses licenciés la fuite de centaines de milliers de données particulièrement sensibles : numéro de licence, état civil, adresse postale, adresse mail et numéro de téléphone.
Chez les tireurs, l’inquiétude était vive, ces derniers étant déjà des cibles privilégiées pour les cambriolages et vols d’armes.
Depuis, l’enquête a progressé dans une relative discrétion et le parquet de Paris, en charge du dossier, a confirmé le 8 janvier 2026 avoir procédé à l’interpellation d’un nouveau suspect.
Il s’agit de la deuxième arrestation depuis le début de l’enquête, et, une nouvelle fois, le profil interpelle par sa jeunesse : le suspect serait à peine majeur.

Des données revendues « sur Telegram et sur des forums cybercriminels »
Le jeune homme mis en cause est un habitant d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Né en 2007, il est « soupçonné d’être une des personnes ayant participé à la fuite et à la revente » des données issues du piratage.
Son interpellation a eu lieu le 6 janvier, soit deux jours avant l’annonce officielle par la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire de Paris ; les autorités indiquent qu’il aurait revendu ces données « sur Telegram et sur des forums cybercriminels ».
C’est la première fois que l’enquête semble aboutir à l’arrestation d’un suspect directement impliqué dans la fuite ou, a minima, dans la revente des informations.
Pour rappel, la fuite avait été rendue possible par la compromission d’un compte interne.
En novembre 2025, un mineur né en 2009 avait déjà été interpellé et déféré. Il était soupçonné d’avoir utilisé les données piratées pour entrer en contact avec un tireur sportif et s’introduire à son domicile en se faisant passer pour un policier.
L’enquête est toujours en cours
Cette nouvelle interpellation ne marque pas la fin de l’enquête : le parquet de Paris indique poursuivre les investigations, à la fois sur les autres membres à l’origine de la fuite et sur « les acheteurs de ces données ».
Depuis l’officialisation de la compromission, la succession de cambriolages et d’intrusions visant des détenteurs d’armes en France laissait déjà supposer une exploitation massive de ces informations pour cibler les tireurs.
Une crainte désormais confirmée par le parquet de Paris : « Ces données ont été utilisées pour commettre des vols avec violence et séquestration, des vols par effraction ou par usage de fausse qualité au cours desquels des armes ont été notamment dérobées. »
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