Plusieurs grandes marques comme Mars et Lidl ont annoncé la suspension temporaire de leurs publicités sur YouTube. Elles déplorent la diffusion de leurs spots sur des vidéos d'enfants visiblement maltraités.

Quelques mois après avoir été confronté à une fuite des annonceurs en raison de l’association de leurs publicités à des contenus haineux, YouTube pourrait-il de nouveau faire face à un boycott d’une partie importante de ses clients ?

La plateforme a de quoi redouter un tel mouvement : différentes grandes marques, telles que Mars, Lidl ou Mondelez viennent d’annoncer le retrait de leurs publicités, comme le rapporte Reuters.

Elles reprochent à YouTube d’avoir diffusé leurs annonces sur des vidéos dérangeantes exploitant des enfants. Celles-ci ont notamment été mises en avant par un article du Times en date du 18 novembre qui montrait comment un père de famille récolte des millions de vues sur la plateforme en mettant en scène ses enfants dans des situations perturbantes : visiblement en train de souffrir et de crier, en train de se faire « raser » le front… Depuis, la plateforme vidéo de Google a suspendu la chaîne en question, Toy Freaks.

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« Nous attendons la mise en place des garde-fous nécessaires »

D’autres vidéos, postées directement par des mineurs selon le Times, sont pleines de commentaires pédophiles, notamment sur un clip montrant une jeune fille en chemise de nuit, qui a cumulé plus de 6,5 millions de vues.

« Nous sommes choqués et horrifiés de voir que nos publicités apparaissaient sur des contenus aussi inappropriés [qui exploitent des enfants]. Nous avons décidé de suspendre immédiatement toutes nos publicités sur YouTube et Google et ne ferons pas machine arrière avant d’être certains que les garde-fous nécessaires sont en place » a ainsi averti Mars, dans un communiqué très semblable à ceux des autres marques concernées.

YouTube, qui a annoncé cette semaine des mesures renforcées contre ce type de commentaires et de vidéos — au même titre que les parodies malsaines de dessins animés –, s’est empressé de réagir à la polémique naissante : « Aucune publicité ne devrait apparaître sur ce [type de] contenu et nous faisons de notre mieux pour corriger ça ». Les potentielles atteintes aux revenus de la société restent, malgré ses promesses, la meilleure garantie d’une véritable réaction face à ces problèmes.

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