Le RoboBee n'est pas seulement un petit robot sympathique ressemblant à une abeille. Il sait aussi voler, plonger dans l'eau puis en ressortir grâce à ses ailes, ses flotteurs et la combustion d'un gaz qui l'éjecte dans les airs.

Cela fait plusieurs années que le Wyss Institute à Harvard travaille à l’amélioration de son RoboBee. Comme son nom le laisse deviner, ce mini-robot inspiré des abeilles pouvait déjà voler, tenir contre un mur ou plonger sous l’eau. Désormais, il sait aussi nager, se propulser lui-même hors de l’eau puis atterrir en toute sécurité.

Le secret de cette agilité réside dans des dispositifs de flottaison intégrés au RoboBee, qui lui permettent de rester stable à la surface de l’eau. C’est un système interne, basé sur la combustion, qui lui permet de s’éjecter dans les airs.

Des flotteurs pour mieux décoller

Pour les inventeurs de ce petit robot, qui détaillent sa conception dans un article de la revue Science Robotics, la plus grande difficulté résidait dans la transition entre ces deux activités. La résistance de l’eau sur les composants les plus bas du RoboBee risquait en effet de gêner le décollage : c’est ici que les flotteurs s’avèrent utiles au robot pour revenir à la surface.

En raison de sa petite taille, le RoboBee ne peut pas non plus transporter grand chose. Afin de le propulser dans les airs, il a donc été équipé d’une plaque électronique qui sépare l’hydrogène et l’oxygène de l’eau, avant de les mélanger pour obtenir un gaz. Lorsque celui-ci s’enflamme, le RoboBee s’envole dans les airs.

Ce sympathique RoboBee n’est pas le premier à prendre l’allure d’un insecte pour voler ou se percher au plafond. Néanmoins, le Wyss Institute souligne que le RoboBee est le premier microrobot capable de se déplacer à plusieurs reprises dans des environnements aussi complexes.

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