Pour répondre aux besoins d'une population vieillissante et éloignée des centres-villes, la société japonaise DeNA est actuellement en train de tester une navette autonome, le Robot Shuttle, afin de s'assurer de la fiabilité de la technologie. L'objectif est de rendre le service opérationnel au niveau national à partir de 2020.

La démographie japonaise n’est pas vraiment au beau fixe. Avec un taux de natalité parmi les plus bas du monde, la population du pays du Soleil-Levant diminue et vieillit, à l’image de la ville de Nishikata, située dans la préfecture de Tochigi, à un peu plus d’une centaines de kilomètres de la capitale, Tokyo.

Cette ville de 6 300 habitants est peuplée au tiers de personnes âgées de 65 ans et plus, sa population ayant diminué de 4,5 % en quatre ans. De manière plus générale, le problème est récurent dans les zones rurales, de plus en plus isolées et dont les services de transports se limitent à une petite poignée.

C’est pour cette raison que la petite ville de Nishikata a été choisie pour tester des navettes autonomes, afin de proposer une solution de transport à ses populations isolées et vieillissantes.

Japon torii
CC Chris Lu

Des navettes autonomes pour aider les populations vieillissantes

«  Les petites villes du Japon sont plus vieilles que les villes, et il n’y a pas assez de travailleurs pour y faire fonctionner les autobus et les taxis  » explique Hiroshi Nakajima, directeur général et responsable de la branche automobile de DeNA, une ancienne entreprise de jeu vidéo reconvertie dans les logiciels de conduite autonome.

La solution à ce manque de main-d’œuvre semble tout trouvé avec la Robot Shuttle, une navette 6 places sans conducteur. Les premiers tests en cours actuellement sont d’ailleurs là pour s’assurer du bon fonctionnement de la technologie autonome afin de pouvoir lancer un service dès 2020.

Les véhicules effectuent les trajets à une vitesse d’environ 10 km/h, et effectue des stops dans différentes zones de service ainsi que dans un complexe municipal fournissant des services de santé. À l’avenir, les responsables du projet songent à transformer les aires de repos en centres de transport afin de rendre accessible soins, médicaments, vente au détail et services bancaires.

Au vu des témoignages cités dans le reportage de Naomi Tajitsu pour Reuters, il semblerait que le service s’avère d’autant plus nécessaire qu’il séduit les habitants. Il ne reste plus qu’à concrétiser de manière durable et fiable la technologie autonome pour que les coins les plus isolés du Japon deviendront des plus accessibles.

Partager sur les réseaux sociaux