Eugene Kaspersky vient d'annoncer le lancement d'une version gratuite de son emblématique antivirus. Kaspersky Lab souhaite déployer son produit à l'international, alors que les États-Unis soupçonnent l'entreprise d'espionnage pour le compte du gouvernement russe.

Kaspersky propose désormais un antivirus gratuit. La société privée russe, spécialisée dans les logiciels de protection antivirus, va déployer un nouveau produit à l’échelle mondiale. L’annonce pourrait raviver les tensions entre Russes et Américains, alors que le FBI soupçonne ce leader de l’antivirus d’entretenir des liens avec le gouvernement russe.

Dans une publication sur son blog, le fondateur de l’entreprise Eugene Kaspersky a annoncé que Kaspersky Free était disponible dès à présent aux États-Unis, au Canada et dans plusieurs pays asiatiques. Le logiciel gratuit sera ensuite déployé dans d’autres régions du monde dans un délai de plusieurs mois — pour l’Europe, ce sera début octobre.

Fonctionnalités « essentielles »

« Cet antivirus gratuit ne fera pas concurrence à nos versions payantes », annonce Eugene Kaspersky, qui ajoute que le logiciel offrira les fonctionnalités « essentielles » comme la protection des emails.

L’expert en sécurité estime que le lancement de ce service gratuit bénéficiera à l’ensemble des clients de Kaspersky Lab en permettant d’améliorer l’apprentissage machine.

Kaspersky

Kaspersky Free est le fruit de 18 mois de développement, au cours desquels des versions pilotes de l’antivirus ont été testées en Russie, en Ukraine, en Chine et dans des pays scandinaves.

Bien que la CIA ne se soit pas privée de juger avec ironie la faiblesse des antivirus de Kaspersky, les services de renseignements des États-Unis craignent que le gouvernement russe n’exploite un programme de la société à des fins d’espionnage dans les réseaux informatiques américains.

Les États-Unis suspectent Kaspersky d’espionnage

Depuis plusieurs années, Kaspersky Lab est soupçonné par l’oncle Sam d’entretenir des liens étroits avec le service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (ou FSB). Le déploiement d’un antivirus gratuit à l’échelle mondiale n’est donc pas de nature à apaiser les suspicions américaines à l’égard de Kaspersky.

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