Un économiste de l'Université de Stanford s'est penché sur l'avenir de l'industrie automobile. Il prédit que le marché aura totalement changé dans quelques années : les humains ne conduiront plus, et la majorité des véhicules seront électriques.

Les voitures, autobus et autres camions tournant à l’essence ou au diesel seront une espèce en voie de disparition dans huit ans. Voici en tout cas les prédictions de Tony Seba, économiste à l’Université de Stanford. Selon ses travaux, le marché des transports devrait donc logiquement évoluer vers une totale électrification, ce qui entrainera un effondrement des prix du pétrole et la disparition de l’industrie pétrolière que nous connaissons depuis un siècle.

Mais l’économiste ne s’arrête pas à ce constat. À l’en croire, nous aurons en effet cessé de conduire d’ici là. Tony Seba postule ainsi que les êtres humains se déplaceront à bord de voitures autonomes et électriques, qu’il estime dix fois moins chères en termes d’utilisation que les véhicules essence et diesel ; leur coût marginal est proche de zéro.

Les stations service se raréfieront

Autrement dit, si le coût du premier véhicule à produire peut sembler élevé, celui qui sera nécessaire à la production de chaque unité supplémentaire — un véhicule en plus sur nos routes — sera quasiment nul. Par ailleurs, la durée de vie de chaque véhicule est estimée à 1 million de miles (soit plus de 1,6 million de kilomètres).

CC Michael Movchin

L’économiste anticipe aussi la raréfaction des stations service — tandis que d’autres en imaginent déjà sur la Lune — et une plus grande difficulté à trouver des pièces de rechange pour réparer nos actuels moteurs à combustion. D’ici 2024, les concessionnaires devraient donc disparaître. Plus encore, les villes auront légiféré pour interdire aux êtres humains de conduire, estimant sans doute cette activité trop dangereuse pour eux.

Le prix du pétrole se sera effondré

Par conséquent, Tony Seba s’attend à voir le prix du pétrole s’effondrer, emportant sur son passage l’actuelle industrie pétrolière. Le portrait ainsi dressé de cette société futuriste risque de donner quelques sueurs froides aux professionnels du secteur — Ford, General Motors, ou l’industrie automobile allemande.

Un bouleversement économique

Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’économiste n’attribue pas ces changements aux politiques climatiques ; au contraire, ils seront avant tout guidés par des considérations technologiques et économiques. « Nous sommes à l’origine de l’une des perturbations les plus rapides, les plus profondes et les plus conséquentes des transports de l’histoire. Les véhicules à moteur à combustion interne entreront dans un cercle vicieux d’augmentation des coûts », annonce Tony Seba.

Si les prédictions de l’économiste s’avèrent vraies, sachez que le tournant de cette nouvelle ère est pour bientôt : Tony Seba l’estime arriver dans deux ans, trois tout au plus. Vous avez donc encore un peu de temps pour vous préparer tranquillement à l’idée d’effectuer tous vos trajets quotidiens à bord d’une voiture électrique un jour.

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