Au rayon transhumanisme et bizarrerie, le troisième pouce de Dani Clode, guitariste, fait figure de pionnier. Un véritable doigt mécanique qui se contrôle grâce aux pieds et sert à presque tout.

Avez-vous déjà remarqué le quasi monopole exercé par le pouce en matière de vie numérique ? Le petit doigt un peu trapu a pris une place importante lorsqu’il s’agit de rédiger, jouer ou même surfer. Or, plus on a de pouces, plus on rit — du moins selon l’expérience de Dani Clode.

La jeune étudiante à la London Royal College of Art a donc voulu rendre honneur à nos pouces en leur offrant un troisième frère qui vient agrémenter le couple que nous possédons naturellement. Clode voit dans ce nouveau pouce une opportunité pour explorer les possibles. Elle dit à Dezeen : « L’origine du mot prothèse veut dire ‘ajouter’ et non remplacer ou réparer mais bien étendre.  » Son troisième pouce s’inspire donc de cette étymologie et cherche seulement à augmenter nos mains par la technique.

Pour quelle utilité ? Pour le moment, l’étudiante préfère se concentrer sur l’exploration des nouvelles possibilités de ce troisième pouce. Guitare, jeux de carte, construction, le troisième pouce est presque prêt à tout. Pour animer le doigt, deux détecteurs sont installés sur les chevilles de l’utilisateur, ils vont ensuite tenter de mesurer la pression exercée par celui-ci. Clode voit dans ce dispositif de commande une interface un peu complexe à saisir — vos pieds font bouger votre pouce — mais très fluide à l’utilisation une fois l’habitude prise.

Peu esthétique et probablement inutile dans la plupart des situations, le troisième pouce est un gadget que l’on adore déjà.

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