Un concours littéraire japonais a vu se présenter 11 auteurs robotiques sur les 1 450 participants. Un seul a réussi à se retrouver au sommet de l'affiche, devant des écrivains faits de chair et d'os.

Jusqu’à aujourd’hui, les robots écrivains étaient connus pour leur compétence sur de courts textes qui font appel à de nombreuses données, dates, lieux, chiffres etc. Les robots aspirants journalistes par exemple se multiplient notamment dans l’information financière. Mais cette fois-ci, les écrivains de la Littérature — avec un L majuscule — ont peut-être du souci à se faire.

L’ordinateur qui écrivait un roman

Durant un concours de romans japonais, le Hoshi Shinichi Literary Award, où étaient inscrits plus de 1 450 candidats, 11 étaient en fait des intelligences artificielles. Et un de ces écrivains virtuels a réussi à impressionner le jury avec un roman sobrement nommé : Le jour où un ordinateur écrit un roman.

Cette intelligence artificielle a été développée par l’université japonaise d’Hakodate, qui peut désormais s’enorgueillir d’avoir atteint la finale grâce à un texte généré par une IA.

« Je fus surpris du travail, car c’est un roman très structuré. Même s’il reste quelques problèmes à corriger avant qu’il puisse gagner le prix, comme la description des personnages » a confié Satoshi Hase, un romancier japonais qui a pris la parole à la conférence de presse du concours. En fin de compte, ce sont face aux complexités des intelligences humaines que le robot se heurte.  La troublante imprévisibilité des humains restent la dernière variable qui rend l’écriture des robots difficile.

Toutefois, le développeur derrière l’IA, Hitoshi Masuraba, lui, reste optimiste et imagine déjà un robot capable de surpasser le talent humain  : « Jusque-là, les intelligences artificielles ont été habitué à résoudre des problèmes qui ont des solutions, comme le Go. À l’avenir, je voudrais amplifier le potentiel des IA afin de les approcher le plus possible de la créativité humaine. »5413268657_eb4a2159ef_o

Masuraba fixe un objectif troublant pour les robots, car devenir aussi complexes et imprévisibles
que les humains n’est peut-être pas ce que l’on attend le plus de la part de nos IA. Pour se rassurer, nous pourrons relativiser l’importance du perfectionnement des trames narratives dans la littérature française dont la déconstruction est devenu un jeu pour les écrivains. Jusqu’à ce qu’un robot puisse écrire À la Recherche du Temps Perdu 2.

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