La Quadrature du Net lance une nouvelle campagne de dons pour financer son action en 2018. Les internautes répondront-ils à l'appel de l'association spécialisée dans la défense des libertés individuelles sur Internet ?

Nouvelle année, nouvelle campagne de dons. Nouvelles ambitions, également, car les dossiers technologiques impliquant les libertés publiques s’accumulent à mesure que le numérique entre dans nos vies. Aussi, pour refléter cette tendance et avoir les moyens d’être sur toutes les problématiques qui comptent, la Quadrature du Net vise un ambitieux objectif pour sa campagne de dons 2018.

Pour l’an prochain, l’association se consacrant à la défense des droits fondamentaux dans l’environnement numérique espère pouvoir compter sur un budget d’au moins 320 000 euros. Lancée dans la soirée du mardi 14 novembre, elle se terminera dans un peu plus d’un mois. À l’heure où nous écrivons ces lignes, une toute petite fraction de l’objectif (un peu plus de 2 000 euros) a été collectée.

Quadrature

La générosité des internautes constitue l’essentiel du financement de la Quadrature du Net. L’an dernier, sur le budget prévisionnel qui avait préalablement établi, et qui avait été atteint à 88 % au moment de la précédente campagne de dons, 77 % venaient de dons individuels. L’opération avait permis à l’association de récolter 244 191 euros.

Une fois achevée, la collecte de fonds alimentera le budget dont la plus grosse partie sera réservée aux campagnes médiatiques (34 %, soit un peu plus d’un tiers) en vue de faire face à l’afflux croissant de tentatives de régulation touchant au numérique. Il faut dire que qu’avec l’actuel contexte politique et sécuritaire, le tour de vis n’est jamais loin. Et les restrictions des libertés non plus.

Viennent ensuite la logistique et l’analyse, qui pèsent à peu près le même poids dans le budget de la Quadrature du Net, puisqu’ils consommeront respectivement 22 et 21 % des montants. Concernant la partie dédiée à l’analyse, une partie des fonds devrait notamment profiter aux Exégètes amateurs, un collectif d’action juridique très proche de l’association, qui mène un certain nombre d’actions devant le Conseil d’État.

Ces derniers sont loin de se tourner les pouces. Le 13 novembre, ils ont transmis à la plus haute juridiction de l’ordre administratif français des observations additionnelles pour quatre décrets relatifs à la loi Renseignement, qui a été promulguée en 2015. Dans cette action, le collectif coopère avec le cabinet Spinosi & Sureau SCP, deux avocats de très haute volée.

Le reste du budget est partagé entre le développement et le maintien d’outils (13 %) et la communication (10 %).

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