Le député indépendant Thomas Pringle a proposé une loi visant à exclure le pétrole et le charbon des investissements publics irlandais. Il veut ainsi adresser un message symbolique aux grands groupes internationaux qui contestent les politiques écologiques.

Tandis qu’aux États-Unis l’administration de Donald Trump remet ouvertement le changement climatique en question et adopte des mesures favorables à l’industrie pétrolière, l’Irlande espère devenir le premier pays au monde à cesser tout investissement public en faveur des énergies non renouvelables. Le Parlement vient de voter une proposition de loi afin d’exclure le charbon et le pétrole de l’enveloppe d’investissement de 8,6 milliards de livres (environ 8 milliards d’euros) gérée par l’administration publique.

Un symbole de « financement éthique »

Thomas Pringle, le député indépendant à l’origine de cette proposition, est convaincu de sa portée symbolique pour le reste du monde : « Le principe d’un financement éthique est un symbole adressé aux entreprises internationales, pour leur dire que leur manipulation permanente de la science environnementale et leur refus du changement climatique ainsi que leur lobbying controversé auprès des politiciens du monde entier ne sont plus tolérés. »

Selon Pringle, l’enjeu dépasse en effet largement son seul pays : «  Nous ne pouvons accepter un tel comportement alors que des millions de personnes dans le besoin, au sein de pays sous-développés, subissent l’impact du changement climatique en étant confrontés à la famine, à l’émigration de masse et à des troubles civils. »

CC Roberto Taddeo

La proposition de loi a recueilli  90 voix pour et 53 contre. Elle devrait être adoptée au cours des prochains mois après avoir été examinée par la commission financière. Si c’est le cas, les investissements actuels en faveur des énergies non renouvelables devront être vendus dans les 5 ans.

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