Google a lancé, en accord avec le gouvernement indien, une application permettant de localiser les toilettes publiques. Une initiative essentielle dans un pays où le manque d'installations constitue un véritable enjeu de santé publique.

Google a décidé de venir en aide au gouvernement indien en réalisant une application  qui permet de localiser les toilettes publiques. Si cette initiative peut surprendre, elle s’avère essentielle en Inde, où le manque d’installations adéquates constitue un véritable enjeu de santé publique, notamment dans les zones rurales, où 52 % de la population recourt à la nature.

L’app, lancée ce jeudi dans les régions de Delhi et de Madhya Pradesh, permet de guider les utilisateurs vers les toilettes publiques les plus proches. Chaque lieu contient une évaluation spécifique et d’autres informations, comme la configuration des toilettes, leur niveau de propreté ou encore leur prix si elles sont payantes.

Sanket Gupta, chef de produit chez Google Maps India, a détaillé le fonctionnement de l’outil à son lancement : « Quand vous cherchez ‘toilettes publiques’ sur Google Maps, dans une zone où le service est disponible, vous verrez une liste de toilettes près de vous, avec leurs adresses et horaires d’ouverture. Par exemple,  on sait qu’il est difficile d’en trouver sur l’autoroute de Gurugram, et, la plupart du temps, la seule solution est d’aller dans un restaurant ou un café. Grâce à ces informations pratiques, les choses seront plus faciles. »

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Crédits : Manuel Menal

Ainsi, il suffit de taper « swachh » ou « shulabh » (« propre » en hindi) pour trouver les toilettes publiques les plus proches. L’application fait toutefois l’objet de critiques, qui lui reprochent notamment de nécessiter une connexion à un réseau Internet, un service qui n’est pas toujours disponible en Inde, notamment dans les zones rurales.

Un jeune homme cité par CNBC s’interroge notamment : « Que faire si on n’a pas de connexion Internet ? Ou si on ne sait pas comment utiliser Google Maps ?  »

L’enjeu est de taille quand on sait que cette pratique peu hygiénique contribue à la propagation de maladies, qui ont notamment contribué à la mort de  200 000 enfants indiens. Sans compter les nombreux cas d’agressions sexuelles survenus dans ces endroits improvisés.

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