Facebook vient d'activer l'outil Safety Check en Belgique, afin de permettre aux personnes situées à Bruxelles d'indiquer qu'elles sont en sécurité.

Mieux vaut tard que jamais. Après un début de polémique sur Twitter, Facebook vient enfin d’activer son utilitaire Safety Check pour la capitale belge, qui vient d’être frappée ce mardi matin par une vague d’explosions, à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et dans la station de métro Maelbeek. Il aura tout de même fallu plus de trois heures au réseau social américain pour prendre la mesure de ce qui se passe.

Safety Check

En effet, de nombreux utilisateurs s’étaient agacés sur Twitter de ne pas pouvoir utiliser cette option afin de rassurer leurs proches sur leur état, via le site communautaire. Cet oubli était d’autant plus problématique que les réseaux téléphoniques belges commencent à être saturés, à tel point que le ministre belge des télécommunications, Alexander De Croo, invit la population à privilégier une communication par Internet.

Au départ, la fonctionnalité Safety Check a été mise au point pour permettre aux sinistrés de donner de leurs nouvelles en cas de catastrophe naturelle. Ainsi, l’outil avait été activé lors du séisme au Népal survenu au cours du printemps 2015. Toutefois, les règles de son fonctionnement avaient été mises à jour à la suite des terribles attentats survenus dans la région parisienne.

Le réseau social considère en effet qu’il est pertinent d’étendre le Safety Check afin qu’il puisse aussi servir dans des situations d’attentat. « Notre politique était d’activer le Safety Check pour les catastrophes naturelles. Nous venons juste de la faire évoluer et nous prévoyons désormais de l’activer pour les désastres humains qui surviendront à l’avenir », a commenté Mark Zuckerberg.

L’activation du Safety Check pour Paris avait généré une controverse dans les jours qui ont suivi les attentats, car le réseau social avait donné l’impression de ne se préoccuper que de la situation des Parisiens alors qu’un autre attentat tout aussi dévastateur avait eu lieu la veille à Beyrouth. Cela avait nourri l’impression des Libanais que seul le sort de l’Occident compte aux yeux de Facebook.

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