C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Sony BMG, l’une des quatre majors qui soutient les vagues de plaintes déposées dans le monde par la RIAA et l’IFPI à l’encontre des internautes présumés pirate, est lui-même accusé de contrefaçon par un éditeur français de logiciels. PointDev, qui développe des outils d’administration pour Windows, a découvert presque par hasard que la maison de disques utilisait depuis fin 2004 une version piratée de son logiciel Ideal Migration. Un huissier de justice a procédé à une saisie dans les locaux de la maison de disques à Paris le 22 janvier 2008, qui a permis de confirmer la présence du logiciel sur quatre serveurs de Sony BMG France. L’éditeur poursuit la major et réclame 300.000 euros de dommages et intérêts.

« Nous ne sommes pas intéressés par un accord à l’amiable. Il ne s’agit pas que d’une question d’argent mais surtout de principe« , affirme à 01Net Paul-Henry Agustoni, le PDG de PointDev. « Nous sommes obligés de surveiller toutes les semaines si des clés pirates de nos logiciels ne se trouvent pas sur Internet. Nous sommes une petite structure de six employés. Au lieu de chercher à nous protéger, nous pourrions passer ce temps à nous développer« .

C’est suite à une demande de support technique de la part d’un employé de Sony BMG que PointDev a découvert que la maison de disques ne disposait pas de la licence du logiciel. La clé illicite avait été générée en 2004 au moment où Sony fusionnait avec la maison de disques allemande BMG. Or, « Ideal Migration est justement utilisé par les entreprises en cas de consolidation au niveau informatique, de manière à permettre une gestion centralisée des serveurs et des postes clients« , rappelle M. Agustoni.

Faut-il en plus couper l’accès à Internet de la major pendant 1 an ?

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