Selon une étude réalisée par la société N2H2, spécialisée dans les applications destinées à la sécurité des postes informatiques, les logiciels de peer-to-peer seraient devenus la première cause de pertubation des salariés. Ils devancent ainsi les jeux-vidéo, également en grande forme, et ce certainement grâce aux jeux Flash disponibles sur Internet.

N2H2 a établi le top 5 des applications les plus perturbantes en examinant les résultats renvoyés par ses clients, à qui elle fournie des solutions de filtrage Internet pour combattre les passe-temps des employés. Voici donc, avant que ne s’ouvre le festival de Cannes, le palmarès des cinq catégories de logiciels les plus perturbateurs :


1. Programmes d’échange de fichiers (Peer-to-Peer)
2. Jeux-Vidéo en ligne
3. Lecteurs vidéo
4. Gestionnaires de mots de passe
5. Barres d’outils pour navigateurs Internet

En 2000, une étude menée par Marketeer avait conclu que 20 % des ordinateurs de travail étaient équipés d’un logiciel de peer-to-peer. Tout porte a croire que les chiffres ont très sensiblement augmenté depuis. C’est en tout cas ce que semble penser la RIAA qui mène régulièrement des actions, de sensibilisation ou de désinfection, auprès des grandes entreprises américaines.

Le problème des logiciels de peer-to-peer n’est pas tellement un problème de perturbation du travail lui-même. Ils ne réclament en effet pas de surveillance particulière une fois les téléchargements programmés, contrairement aux jeux-vidéo en ligne ou (il paraît que ça se fait) la lecture de films au travail. Il s’agit bien plus d’un problème de responsabilité légale de l’entreprise face au piratage effectué dans ses locaux, et également d’un problème de sécurité puisque les clients P2P ouvrent potentiellement l’accès à tous les fichiers du salarié. C’est sans doute sur cette dernière corde sensible que compte jouer N2H2 pour imposer ses solutions chez ses clients…

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