Le logiciel de peer-to-peer Shareaza est l’un des outils de partage les plus anciens encore en activité. Créé en 2002 et rapidement proposé sous licence libre open-source, Shareaza existait déjà avant eMule et BitTorrent. A l’époque, il s’agissait d’un simple client Gnutella qui s’est depuis enrichi pour supporter de multiples protocoles, dont Gnutella 2 (qu’il a inventé), eDonkey/eMule et BitTorrent. Constamment mis à jour par une communauté de développeurs bénévoles, Shareaza reste encore aujourd’hui l’un des clients P2P les plus complets et les plus innovants. Malheureusement trop boudé en France.

Son créateur Michael Stokes a abandonné personnellement le développement du logiciel en 2004, en le déchargeant sur d’autres développeurs parmi lesquels figure Jonathan Nilson, qui possédait jusqu’à récemment le nom de domaine Shareaza.com. Il y a quelques semaines, le domaine est tombé et depuis le 20 décembre, Shareaza.com propose le téléchargement d’un logiciel qui n’a rien à voir avec le vrai Shareaza. Il s’agit d’une version modifiée du logiciel propriétaire iMesh, infestée de spywares, que l’on retrouve également sous les traits d’un faux Bearshare, un autre ancien client Gnutella. On a vu par le passé combien la RIAA soutenait iMesh depuis qu’il s’est reconverti en logiciel commercial.

D’après TorrentFreak, Jonathan Nilson aurait accepté de vendre le nom de domaine à Musiclab, une filiale d’iMesh. Un exemple de loyauté envers la communauté open-source.

La nouvelle URL du vrai Shareaza est désormais sur Sourceforge :
http://shareaza.sourceforge.net

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