URGENT : le discours de Nicolas Sarkozy (accord Olivennes)

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 23 Novembre 2007 à 13h23 - posté dans Peer-to-Peer

Le Président de la République Nicolas Sarkozy prononçait ce matin devant le monde de la culture et des télécommunications un discours à l'occasion de la remise par Denis Olivennes de ses conclusions sur la mission de lutte contre le téléchargement illégal. Voici l'intégralité verbatim du discours de M. Sarkozy :

Mesdames, Messieurs,


La protection du droit d'auteur, la préservation de la création, la reconnaissance du droit de chaque artiste, de chaque interprète, de chaque producteur de voir son travail normalement rémunéré, c'était un engagement important de ma campagne présidentielle.

Depuis trois ans, j'ai répondu présent chaque fois qu'il a fallu faire prévaloir le droit légitime des auteurs et de ceux qui contribuent à leur expression, sur l'illusion et même sur le mensonge de la gratuité.

Musique, cinéma, édition, presse, arts graphiques et visuels... tout est aujourd'hui disponible et accessible partout, sur la toile de l'internet, chez soi, au bureau, en voyage. C'est bien sûr une richesse, une chance pour la diffusion de la culture. Pour autant, jamais nous n'avons été aussi proches d'un " trou noir ", capable d'engloutir et d'assécher cette richesse et ce foisonnement créatif.

Le clonage et la dissémination de fichiers à l'infini ont entraîné depuis cinq ans la ruine progressive de l'économie musicale, en déconnectant les oeuvres de leur coût de fabrication, et en donnant cette impression fausse que tout se vaut, que tout est gratuit.

Avec le développement du très haut débit, le cinéma risque de subir le même sort que la musique : d'ores et déjà, près de la moitié des films sortis en salles en France sont disponibles en version pirate sur les réseaux " peer to peer ", et le marché de la vidéo a commencé à décroître avant même d'atteindre sa maturité. Le livre pourrait à son tour être brutalement menacé avec l'arrivée du livre électronique.

C'est à une véritable destruction de la culture que nous risquons d'assister. C'est également à une négation du travail, cette valeur capitale qui au coeur des problèmes de la France d'aujourd'hui et au coeur des solutions.

Aujourd'hui, un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif pour l'avènement d'un internet civilisé. Internet, c'est une " nouvelle frontière ", un territoire à conquérir. Mais Internet ne doit pas être un " Far Ouest " high-tech, une zone de non droit où des " hors-la-loi " peuvent piller sans réserve les créations, voire pire, en faire commerce sur le dos des artistes. D'un côté, des réseaux flambant neuf, des équipements ultra-perfectionnés, et de l'autre des comportements moyenâgeux, où, sous prétexte que c'est du numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol à l'étalage.

On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c'est qu'il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l'assassinat.

Si tout le monde vole la musique et le cinéma, on ne va pas légaliser le vol. Et en même temps, nous savons tous qu'on ne va pas non plus mettre tous les jeunes en prison.

Il nous fallait chercher des moyens intelligents et astucieux pour en appeler à la conscience du citoyen, lui donner la possibilité de rentrer dans le droit chemin. Il fallait aussi essayer de comprendre pourquoi le citoyen ordinaire, habituellement respectueux de la loi, préférait s'approvisionner dans des entrepôts clandestins plutôt que de faire ses achats dans un supermarché en ligne : n'était-ce pas aussi un problème d'attractivité de l'offre légale ?

Il y a deux mois et demi, Madame la Ministre, vous avez demandé à Denis Olivennes de conduire une mission permettant de déboucher rapidement sur des solutions opérationnelles visant à lutter fermement contre le piratage tout en tenant compte des potentialités d'Internet et de la demande des consommateurs.

Vous y êtes parvenus. Je veux vous en féliciter, vous, chère Christine, vous Denis, qui avez été l'artisan de cet accord, et vous tous qui êtes là aujourd'hui, acteurs du cinéma, de la musique, de l'audiovisuel, de l'Internet. Sans votre engagement, rien n'aurait été possible.

Le contenu de cet accord est solide et équilibré. Il comporte des stipulations nouvelles et fortes.

D'un côté, il prévoit l'envoi de mails d'avertissements aux internautes qui font un mauvais usage de leur abonnement, des avertissements gradués en cas de récidive, voire la possibilité de suspendre temporairement l'accès à internet. Pour arriver à mettre en place cette solution de bon sens, cette pédagogie, il vous a fallu, je le sais, soulever des montagnes, tellement les inerties sont grandes dans notre pays dès qu'il s'agit d'être innovant et de proposer une solution qui ne tombe pas tout droit dans le pli des habitudes de la pensée.

Cette démarche pédagogique sera bien sûr réservée aux pirates de " bonne foi ", pour reprendre une expression propre à la politique fiscale. Les " pirates professionnels ", ceux qui font sciemment du trafic et du commerce illicite de DVD et de fichiers contrefaits, resteront soumis au droit commun de la contrefaçon, et traités au sein de juridictions spécialisées.

De plus, les fournisseurs d'accès s'engagent, et c'est important, à mettre en oeuvre des dispositifs de filtrage, tels que ceux développés par l'Institut national de l'audiovisuel. Le filtrage consiste à retirer automatiquement les fichiers " pirates " des réseaux ou des plateformes d'hébergement au fur et à mesure de leur apparition.

D'un autre côté, cet effort des fournisseurs d'accès s'accompagnera d'un effort tout aussi important des ayants droit. Les professionnels de la musique, du cinéma et de l'audiovisuel s'engagent à mettre plus complètement et plus rapidement leurs oeuvres en ligne, et à supprimer tous les verrous techniques qui empêchent de copier et de transporter la musique.

Ce sont deux améliorations majeures qui profiteront pleinement aux consommateurs.


Fini, les musiques achetées sur une plateforme A et qu'on n'arrive pas à lire sur un lecteur B ou sur son téléphone portable, alors qu'on pouvait le faire sans problème pour un fichier piraté.

Fini, les sept mois et demi d'attente entre le film qui sort en salle et son apparition en vidéo à la demande. Avec cet accord, six mois sépareront le film sur grand écran et son passage en vidéo sur petit écran... C'est encore beaucoup, quand on sait qu'un film reste en moyenne trois semaines sur un écran de cinéma, avant de laisser la place au suivant ! Mais c'est déjà mieux. Et des discussions professionnelles s'engageront sous l'égide du Centre national de la cinématographie dans les meilleurs délais, pour adapter l'ensemble de la chronologie des médias aux enjeux du numérique, comme le recommande le rapport de Denis Olivennes.

Je sais que les exploitants de cinéma sont attentifs et soucieux de ces discussions. Aussi, je souhaite être clair. Le cinéma, je ne dirai jamais autre chose, c'est avant tout une rencontre dans une salle obscure, sur un grand écran, entre un public et une oeuvre. C'est dans la salle que nous avons éprouvé nos plus grandes émotions de cinéma. Et les exploitants ne ménagent pas leurs efforts pour atteindre la perfection : après le son multicanal, la projection numérique va envahir les salles dès l'année prochaine, sans même parler du cinéma en relief, qui sera la prochaine révolution. Le cinéma en salle, c'est donc le passé, le présent, mais c'est aussi l'avenir.

Dans le même temps, la carrière des films en salle s'est fortement raccourcie, le " home cinéma " est devenu une réalité, et il faut tenir compte des nouvelles habitudes de consommation. Ce serait absurde que le spectateur français soit obligé de regarder des films américains, simplement parce que les films français seraient bloqués par des délais ou des exclusivités trop contraignantes ! Je sais pouvoir compter sur le bon sens pour que soient trouvées rapidement les clés d'une chronologie des médias adaptée au XXIè siècle.

Chère Christine Albanel, Cher Denis Olivennes, grâce à votre ténacité, votre patience, grâce à la bonne collaboration établie avec Christine Lagarde et Rachida Dati, et grâce à vous tous ici présents, vous avez permis la conclusion d'un accord qui marque le début d'une " nouvelle alliance " entre professionnels des industries culturelles et professionnels des réseaux.

Partout, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les professionnels et les gouvernements essaient depuis des années, non sans mal, de trouver le " graal " permettant de résoudre le problème de la piraterie. Nous sommes les premiers, en France, à réussir aujourd'hui à constituer une grande alliance nationale autour de propositions précises et opérationnelles.


Grâce à vous et à cet accord, la France va retrouver une position de pays " leader " dans la campagne de " civilisation " des nouveaux réseaux. La musique, le cinéma, mais aussi la presse et l'édition, vont pouvoir être mieux protégés.

La mise en oeuvre de cet accord, épuise-t-elle le sujet de la création et de l'avenir de nos industries culturelles ? Non, bien sûr.

Nous devons veiller à réformer un système de régulation et de financement de l'audiovisuel dont les fondements reposent sur l'univers de la télévision hertzienne, et mieux prendre en compte les nouveaux réseaux. La nouvelle directive européenne sur les médias audiovisuels, qui vient d'être adoptée à Bruxelles, nous en offre le cadre et la possibilité. Il faut y travailler avec pragmatisme, de manière globale, en se donnant le temps de la réflexion. La transposition de notre régulation audiovisuelle est une entreprise progressive, tout comme l'obtention du taux de TVA réduit sur l'ensemble des biens culturels.

Il y a également des mesures d'urgence à prendre, pour permettre à l'industrie musicale de survivre et lui donner le temps de s'adapter au nouveau modèle qui se dessine. Un crédit d'impôt applicable aux productions phonographiques a été voté l'an dernier, mais sa mise en oeuvre est limitée par des critères trop contraignants. Je souhaite donc que le régime de ce crédit d'impôt soit amélioré, et notifié à la Commission européenne dans les plus brefs délais pour pouvoir être applicable aux investissements consentis en 2007. De même, je souhaite que s'accélèrent les discussions engagées entre l'institut de financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), et la Caisse des Dépôts et Consignations, pour permettre, dès le début de l'année prochaine, de tripler le volume du fonds d'avances remboursables consenties aux entreprises musicales.

De la même façon, je souhaite que le crédit d'impôt en faveur du jeu vidéo en cours d'examen à Bruxelles depuis près d'un an, puisse entrer rapidement en vigueur, pour freiner la fuite de nos talents et de nos entreprises à l'étranger et faire en sorte que la France - et donc l'Europe - retrouve sa compétitivité face aux studios nord-américains et asiatiques. Le jeu vidéo peut devenir un art du XXIè siècle s'il parvient à échapper aux dérives qui menacent un certain cinéma international, prompt à séduire et à divertir, appelant aux pulsions les plus primitives, mais impuissant à épanouir et fournir du sens. Avec leurs bataillons de scénaristes, graphistes et autres compositeurs, les entreprises du jeu vidéo constituent déjà une économie prospère. Il serait inexplicable de ne pas l'encourager.

Enfin, je suis attentif au souhait exprimé en faveur d'une révision du crédit d'impôt aux productions cinématographiques, pour l'étendre aux sociétés étrangères désireuses de réaliser d'importantes productions en France. Cette mesure doit être expertisée, sachant que la priorité est la préservation et la consolidation du régime des SOFICA.

Mesdames et Messieurs,

En signant cet accord historique, vous avez, vous les acteurs de la culture, et vous les opérateurs de l'internet, pris une responsabilité, et même un risque. Mais vous saviez que le risque le plus grand était de ne rien faire. C'était le risque de se laisser mourir. Les uns parce qu'ils ne pourraient plus rien produire. Les autres, parce qu'ils n'auraient plus rien à diffuser.

L'art est la chose fragile la plus fragile et la plus nécessaire. Nous avons réussi, grâce à la persévérance de nos aînés, à faire en sorte que nos villes, nos campagnes, abritent des monuments, des théâtres, des salles de concert, des écoles et des conservatoires. Il n'y a pas de raison qu'il en soit différemment sur les nouveaux réseaux. Il faut qu'Internet soit une fenêtre civilisée ouverte sur toutes les cultures du monde. Je suis heureux que votre accord soit une étape décisive en ce sens.

 
Publié par Guillaume Champeau, le 23 Novembre 2007 à 13h23
 
 
50
Commentaires à propos de «URGENT : le discours de Nicolas Sarkozy (accord Olivennes)»
 

1
2
3
'triplejak', le 01/01/1970 - 01:00
D?un côté, il prévoit l?envoi de mails d?avertissements aux internautes qui font un mauvais usage de leur abonnement, des avertissements gradués en cas de récidive, voire la possibilité de suspendre temporairement l?accès à internet. Pour arriver à mettre en place cette solution de bon sens, cette pédagogie, il vous a fallu, je le sais, soulever des montagnes, tellement les inerties sont grandes dans notre pays dès qu?il s?agit d?être innovant et de proposer une solution qui ne tombe pas tout droit dans le pli des habitudes de la pensée.

Cette démarche pédagogique sera bien sûr réservée aux pirates de « bonne foi », pour reprendre une expression propre à la politique fiscale. Les « pirates professionnels », ceux qui font sciemment du trafic et du commerce illicite de DVD et de fichiers contrefaits, resteront soumis au droit commun de la contrefaçon, et traités au sein de juridictions spécialisées.


donc le côté pénal des sanctions est réserve aux pirates professionnels si j'ai bien compris .
il peut faire autemps de beaux discours qu'il veut, je dit et je répète qu'avec ses sanctions la personne ne va arrêter de télécharger. :shifty:
a moins que j'ai oublié un truc au passage :Hein:
enfin bon c'est eux les pros .

sauf qu'(il oublie de rappeler quela loi fouretou acceptée recemment ne fait pas de distinction/supprime la notion de pirate "professionnel" ou" privé" et les met tous sujets au meme regime (le regime penal maximum)

sinon j'ai pas lu en entier tellement c'est à vomir d'amalgames, de rethorique demago faite de raccourcis faciles d'arguments primitifs tel qu'il a l'habitude de le faire, une insulte a l'intelligence du citoyen, heureusemen la plupart de ces derniers lui ont vendu cette intelligence, à lui et a tf1, pour le compte d ecoca cola et universal

sa vision de la civilisation (plus de droits pour les citoyens, plus de recours ou de defense, milices privées, egalié judiciere aux chiottes, violation des articles des droits de l'homme dont notre patrie est quand meme le berceau) me fait gerber

je me laisserai meme pas aller jusqu'a un point godwin, ce mec la en est un gros ambulant à lui tout seul
Les professionnels de la musique, du cinéma et de l’audiovisuel s’engagent à mettre plus complètement et plus rapidement leurs œuvres en ligne, et à supprimer tous les verrous techniques qui empêchent de copier et de transporter la musique.

j ai pas l impression que toutes ces personnes comprenent le fonctionnent d internet :Hein:

la france veux faire une loi pour reglementer internet et comme par magie le monde entier va etre d accord, les plateformes de telechargements legale vont retirer leurs drm, les studio hollywoodiens vont mettre leurs films sur la vod plus rapidement, etc ......... parce que la france le demande :biggrinthumb:

bienvenue dans le monde merveilleu de oui oui
:fete:

a mon avis ca ne va changer pas beaucoup changer de la situation actuel, a part les amendes :tavu:
Comment ne pas comprendre que les temps changes et qu’aujourd’hui l’offre musicale ou vidéo est telle que acheter un CD ou un DVD devient un geste totalement superflu ...

Entre les milliers de radios FM ou internet spécialisés par genres musicaux, la centaine de chaines de TV ou plus de 30 films sont diffusés chaque soir sans parler des jeux en réseaux beaucoup plus passionnants que beaucoup de films ou encore des forfaits illimités de phones portables qui font que nos ados passent beaucoup plus de temps avec leurs copains copines que seuls dans leur chambre à écouter de la Zic et je parle pas des consoles de jeux.

Bref le monde bouge Mr Fnac et tous cela a un cout. Alors n’espérez pas que sans une hausse du pouvoir d’achat les "con"sommateurs ne soient pas obligé d’effectuer des choix ou les gagnants seront nombreux mais les perdants aussi !
Juste pour vous dire qu'il existe de solutions techniques et logicielle pour détecter de l'encapsulation.
Par exemple, il est possible de voir du P2P encapsulé dans du HTTP qui est lui même sur un port autre que 80.

De plus, c'est autorisé.

bonne soirée
'Alton', le 01/01/1970 - 01:00
Juste pour vous dire qu'il existe de solutions techniques et logicielle pour détecter de l'encapsulation.
Par exemple, il est possible de voir du P2P encapsulé dans du HTTP qui est lui même sur un port autre que 80.

De plus, c'est autorisé.

bonne soirée

sauf que heu, un fichier encapsuler dans un 3DES, puis dans un AES256 puis dans un Saber, dans un RC4, le tout dans un tunnel SSH tu risque d'y passer un bon bout de temps mon gars :bienvu:
en de plus c'est illegal :D
'Alton', le 01/01/1970 - 01:00
Juste pour vous dire qu'il existe de solutions techniques et logicielle pour détecter de l'encapsulation.
Par exemple, il est possible de voir du P2P encapsulé dans du HTTP qui est lui même sur un port autre que 80.

De plus, c'est autorisé.

bonne soirée

C'est cela que l'on appelle le FUD , non ?

Merci de ton inscription, et bienvenue sur ce forum.

:Hein:
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
'Alton', le 01/01/1970 - 01:00
Juste pour vous dire qu'il existe de solutions techniques et logicielle pour détecter de l'encapsulation.
Par exemple, il est possible de voir du P2P encapsulé dans du HTTP qui est lui même sur un port autre que 80.

De plus, c'est autorisé.

bonne soirée

C'est cela que l'on appelle le FUD , non ?

Merci de ton inscription, et bienvenue sur ce forum.

:Hein:

apparament c'est une sorte de troll sans competences...
franchement peu mieux faire dans le genre troll...
'Alton', le 01/01/1970 - 01:00
Juste pour vous dire qu'il existe de solutions techniques et logicielle pour détecter de l'encapsulation.
Par exemple, il est possible de voir du P2P encapsulé dans du HTTP qui est lui même sur un port autre que 80.

De plus, c'est autorisé.

bonne soirée
je ne peux pas ne pas te demander comment on fait ... ?
Par interet technique et parce qu'apres plusieurs longues années d'informatique, je sais qu'on peut toujours apprendre qqchose, j'aimerais vraiment que tu me le dise.

parceque, tu as raison, detecter un flux p2p encapsulé dans du http, c'est simple.
(une histoire de volume ; un divx et une page web, c'est pas equivalent.)

mais de la a savoir ce qui transite et si c'est legal ou pas ...
si tu as la soluce, tu peux prendre un max de tune, je pense.
++
C'est quand même sidérant qu'un président de la république puisse déblatérer autant de conneries dans un seul discours !
On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c’est qu’il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l’assassinat.
Image IPB
Alors là, chapeau Mr.S.
Comparer le téléchargement d'un MP3 à un assassinat, il fallait oser.
Un amalgame pareil prouve clairement la mauvaise foi de ces chacals et qu'il faut justement changer ces putains de lois.


Dorénavant, il y a pire que le point Godwin (Image IPB) :

Il y a le point Nicolaswin ! (Image IPB). Il récompense le type qui fait la comparaison la plus merdique qui soit.
C'est pas grave, on transitera par la connection wifi de la voisine. Comme ça ils la ficheront et elle sera victime deux fois. Bravo Sarko !
Rarement vu autant de conneries en si peu de place ce discours... je ne sais pas qui a pu lui écrire (henri Guaino? vu la densité de bêtise c'est bien possible).

Sur le fonds j'ai lu l'accord et il n'y a pas de quoi se réjouir, pour peu que l'on soit un peu citoyen.
Passons sur les crédits d'impôts pour la musique, les jeux, le cinéma, en plus de la promesse de demander la tva à 5,5% pour la culture (ils peuvent toujours rêver, l'Europe ne voudra pas, mais c'est un vieux fantasme... de l'époque où il y avait une taxe de luxe qui s'appliquait aux produits culturels type disques, ou au foie gras, manteaux de fourrures, etc... Quand elle a été supprimée pour les disques, les majors au lieu de répercuter la baisse de prix ont empoché la différence); en tant que contribuable c'est déjà dur à avaler...

Mais cet accord contient aussi moult propositions très dangereuses pour le droit et les libertés:

Instauration d'une indemnité forfaitaire par oeuvre (voté déjà fin octobre 2007, en catimini, et intégré depuis lors au code de la propriété intellectuelle)au seul bénéfice des majors et assimillés, qui leur permettra d'obtenir une indemnisation sans avoir à faire la preuve d'un préjudice (et encore moins à le chiffrer), ni même d'un délit... De manière générale, les auteurs du rapport proposent de recourir massivement à des sanctions administratives pour priver les internautes de leurs droits de la défense, bien qu'il s'agisse manifestement d'un domaine pénal. En gros on te dira que tu dois 50 000 €, sans avoir besoin de passer devant un juge, simplement pour défaut de sécurisation de ton accès (intégré aussi depuis peu au code de la propriété intellectuelle, grace à la Loi dadvsi)... comme cela pas besoin de prouver ni ta culpabilité, ni le montant des dommages: en fait une amende privée infligé au bénéfice des majors, par une autorité adminitrative soit disant indépendante, mais dont ce sera la seule raison d'être.

- En même temps le filtrage est partiellement refusé, non par bonté d'âme, mais parce que cela a été jugé impossible à mettre en oeuvre techniquement (coût, incertitudes,...)
'fababu', le 01/01/1970 - 01:00
'Actaruss', le 01/01/1970 - 01:00
près de la moitié des films sortis en salles en France sont disponibles en version pirate sur les réseaux « peer to peer »
En qualité pourrie.
Et je signal au passage que le cinéma et ses ventes ne se sont jamais si bien portées.
Non la plupart ne sont pas en qualité pourrite parce que les films sortent des mois et des mois apres au cinema francais et donc dans d'autre pays les dvds existe deja donc avant leur sortie on peux deja avoir des dvdrip.Mais certain film tu les trouvera quand cam ou ts (donc qualité pourrie) c'est sur que si tu va sur la mule pour prendre un film qui est au cinema tu risque fort d'avoir une mauvaise qualité.
Mais les voix ne sont pas françaises. Le DVDRip est parfait en VOST mais pas en Fr, donc pas parfait.
Effectivement, sinon je parlais du screening, cam ou ts, je n'avais pas pensé au rip, merci de la précision :jap:
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
L'integralité dus discours est en ligne sur le site du NouvelObs.
RAPPORT OLIVENNES-Le discours de Nicolas Sarkozy
Le discours est déjà en intégral sur Ratiatum, ici, sur l'article de ce forum.
'Yunkah', le 01/01/1970 - 01:00
'Actaruss', le 01/01/1970 - 01:00
en déconnectant les oeuvres de leur coût de fabrication
Leur coût de fabrication doit être aux alentours de 5 euros...
0.25€ plutôt...
Je voulais dire publicité et commission raisonnable comprise.
Le reste, c'est pour l'avarice de l'éditeur...
je propose une fois de plus de s organiser.
je mettre d accord sur un discours aussi demago que le sien : ex votre voisin pirate votre wifi, il telecharge, avec ce rapport on ne cherchera pas plus loin c'est vous le responsable, sans meme passer par le juge....
pour me contacter leomrs@hotmail.fr
sur marseille je suis pret a tracter devant des fnacs !!!
'leopharma', le 01/01/1970 - 01:00
je propose une fois de plus de s organiser.
je mettre d accord sur un discours aussi demago que le sien : ex votre voisin pirate votre wifi, il telecharge, avec ce rapport on ne cherchera pas plus loin c'est vous le responsable, sans meme passer par le juge....
pour me contacter leomrs@hotmail.fr
sur marseille je suis pret a tracter devant des fnacs !!!


un conseil ne met pas ton adresse email comme cela sur un forum: il y a des bot qui les récupère, et après bonjour le spam...

mais sinon je suis d'accord avec toi sur le besoin de s'organiser et d'informer, même si avec la presse indépendante qu'il y a dans notre beau pays, c'est pas gagné... (j'imagine déjà david pujadas ou les autres cons de tf1 ;o(
Bonjour a tous!


Pour répondre à vos questions, d'abord ce n'est pas un troll :)

Ensuite, si tu veux encapsuler ton p2p dans un tunnel, que tu le cryptes et tout le tintouin... bonne chance pour les perfs... et surtout que ce flux sera en aucun cas discret.

Ensuite, dans la lois, on a le droit de stocker les informations sur les personnes (forum, etc...); ensuite dans certains cas il est possible d'accéder à ces infos pour cause juridique (etc...).

Concernant la reconnaissance d'un protocole encapsulé, on utilise la recherche grammaticale... ça marche... même très bien. Seule solution d'y échapper est le cryptage.

Le soucis est que c'est crypté... lorsque vous utilisez la moitié de votre connect pour télécharger vous ne serez pas discret... et donc vous pouvez lever un doute auprès des cyberflic :)) (bien sur présemption d'innocence etc, donc vous ne craigniez pas grand chose... mais dans ce monde d'aujourd'hui.... on sait jamais). si il se décide à y mettre les moyens... ils pourraient vraiment embêter tout le monde, mais comme il l'a été dit précédemment les FAI ont dû mettre la pression pour que ce soit une promesse pseudo appliqué.

Cordialement,
Et alors ? On peut bien télécharger du libre en crypté si on veut !
Certaines personnes ont déjà fait des remarques similaires aux miennes, mais je n'ai pas vu de réponse encore, je me permets de reprendre certains éléments qui m'intriguent :

'Nicolas, le 01/01/1970 - 01:00
D’un côté, il prévoit l’envoi de mails d’avertissements aux internautes qui font un mauvais usage de leur abonnement, des avertissements gradués en cas de récidive, voire la possibilité de suspendre temporairement l’accès à internet.

Comment cet usage va-t-il être évalué ? Un décret d'application précisera-t-il comment on sera observés ? Je compte bien avoir connaissance des dispositions techniques qui vont être mises en place. Vous avez plus d'informations concrètes ?


'Nicolas, le 01/01/1970 - 01:00
De plus, les fournisseurs d’accès s’engagent, et c’est important, à mettre en œuvre des dispositifs de filtrage, tels que ceux développés par l’Institut national de l’audiovisuel. Le filtrage consiste à retirer automatiquement les fichiers « pirates » des réseaux ou des plateformes d’hébergement au fur et à mesure de leur apparition.

Je comprend mal le rôle de filtrage qu'on demande aux FAI : comment peuvent-ils "retirer des réseaux ou des plateformes d’hébergement" les contenus ? Ils n'ont pas de prise dessus, en théorie : les fichier ne sont pas hébergé sur les machines leur appartenant...


'Nicolas, le 01/01/1970 - 01:00
D’un autre côté, cet effort des fournisseurs d’accès s’accompagnera d’un effort tout aussi important des ayants droit. Les professionnels de la musique, du cinéma et de l’audiovisuel s’engagent à mettre plus complètement et plus rapidement leurs œuvres en ligne, et à supprimer tous les verrous techniques qui empêchent de copier et de transporter la musique.

A part l'aspect dérangeant du watermarking inévitable, on gagne quand même un peu de ce côté.

Un grande partie traite de la sortie des films et des exploitants, qui ont l'air de se faire un peu avoir dans l'histoire, mais bon, on sort du cadre que je connais.


Pour revenir au filtrage des données échangées en P2P, comme les morceaux des fichiers qu'une personne télécharge arrivent de plusieurs machines, cela constitue déjà un excellent moyen de brouillage. Les techniques permettant (soit disant) de détecter les téléchargeurs illégaux se basent, si je ne me trompe pas, sur des faux clients qui conservent les adresses des machines demandant des fichiers illégaux.
Ma question est alors : Le protocole P2P va-t-il être filtré totalement ou alors est-il possible pour les FAI de faire une analyse réelle du contenu échangé ? Je crois peu à la 2e solution.

EDIT : Et j'y pense : les taxes sur les supports vont-elles être supprimées, du coup ?
'MrHobjo', le 01/01/1970 - 01:00
....
Pour revenir au filtrage des données échangées en P2P, comme les morceaux des fichiers qu'une personne télécharge arrivent de plusieurs machines, cela constitue déjà un excellent moyen de brouillage. Les techniques permettant (soit disant) de détecter les téléchargeurs illégaux se basent, si je ne me trompe pas, sur des faux clients qui conservent les adresses des machines demandant des fichiers illégaux.
Ma question est alors : Le protocole P2P va-t-il être filtré totalement ou alors est-il possible pour les FAI de faire une analyse réelle du contenu échangé ? Je crois peu à la 2e solution.

EDIT : Et j'y pense : les taxes sur les supports vont-elles être supprimées, du coup ?


il n'y a pas qu'un protocole pour le p2p;
il y a de multiples protocoles
(emule, applejuice, soulseek, piolet,phex,ants,offsystem,bitorrent .... etc ....)

donc pour chaque p2p, il faut un filtre particulier.

je pense que certains p2p passeront les mailles du filtrage...

de même, les paquets cadeaux zippés (ou sous rar crypté) aussi .... (ne pourront pas être analysé à la volée)

de plus les nouveaux p2p (comme gnunet) semble imperméable à l'analyse extérieure ....
'MrHobjo', le 01/01/1970 - 01:00
EDIT : Et j'y pense : les taxes sur les supports vont-elles être supprimées, du coup ?

On a le droit de rêver ...

1
2
3
Télécharger
Range-Notes
Organiseur - Organiseur / Agenda gratuit
 
Rootkit Revealer
Anti-spywares - Détecter les rootkits présent sur votre ordinateur.
 
Lanterne Magique
Photo numérique - Créez vos diaporamas facilement
 
Malicious Software Removal Tool
Antivirus - Application gratuite de détection de malwares
 
Simple CSS
Editeur de site - Créez facilement vos feuilles de style (CSS)
 
Novembre 2007
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 1 2
3 4 5 6 7 8 9
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC