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Les implants RFID au coeur d'un prochain scandale sanitaire ?
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 10 Septembre 2007 à 12h51 -
posté dans Société 2.0
Elles sont très attendues par les industriels qui lui imaginent des milliers d'applications différentes dans notre vie quotidienne et l'informatique de demain. Les puces RFID pourraient cependant connaître la même polémique sanitaire que la téléphonie mobile après les révélations d'Associated Press...
Pour les loisirs numériques, les applications peuvent être nombreuses. L'équipement home-cinéma de votre salon pourra détecter votre présence et charger automatiquement les contenus qui vous intéresse, et bien sûr la publicité la mieux adaptée, tout en renvoyant les données d'audimat personnalisés aux diffuseurs. Votre console de jeux-vidéo saura à quel joueur elle à affaire et adaptera sauvegardes et niveaux de difficultés en conséquence. 4,1 % de tumeurs découvertes en France, mais pas de lien avéré Ce n'est plus tellement de la science-fiction, la technologie est prête et ne demande qu'une diffusion massive. Or Associated Press vient de révéler que plusieurs études vétérinaires et toxicologiques menées dans les années 1990 ont conclu que les puces RFID placées dans des capsules de verre pour éviter la migration sous-cutanée ont parfois provoqué des tumeurs malignes (des cancers) sur des souris et des rats de laboratoires. Une étude menée en France en 2006 pour le compte d'industries pharmaceutiques a refusé d'attribuer les tumeurs trouvées sur 4,1 % des 1.260 souris équipées à la puce RFID, faute de preuve de causalité. Toutefois, en notant que leurs travaux ne se focalisaient que sur les tumeurs les plus visibles, les chercheurs ont précisé que "ces incidences peuvent donc légèrement sous-estimé la véritable occurence" du cancer. Une étude allemande de 1996 menée sur 4.279 souris a conclu que les 1 % de cancers détectés étaient "clairement dûs aux micropuces implantées". Pourtant, l'administration américaine a donné son accord à l'implantation de puces chez les humains (déjà plusieurs millions d'animaux sont équipés, en remplacement des tatouages). La FDA (Food and Drugs Administration) refuse de communiquer les études qu'elle a examiné pour fonder son autorisation et juger que les garanties sur la santé publique étaient "raisonnables". L'agence de presse a fait examiner les études par des spécialistes du cancer, qui ont précisé que bien que les tests sur les animaux ne puissent pas nécessairement être extrapolés aux humains, les résultats les inquiétaient. Certains ont indiqué qu'ils n'autoriseraient pas les membres de leur famille à recevoir des implants, et tous ont appelé de leurs voeux davantage de recherche sur le sujet avant une implantation massive. VeriChip Corp. nie bien sûr tout problème, en notant qu'aucun problème n'a été mentionné sur les millions d'animaux implantés depuis plus de 15 ans. La FDA choisit également de maintenir son feu vert. Il y a cependant un fait troublant que relève Associated Press : "La FDA est sous la tutelle du Département de la Santé et des Services Humains, qui, au moment de l'autorisation accordée à VeriChip, était dirigée par Tommy Thompson. Deux semaines apr-s que de l'autorisation prenne effet le 10 janvier 2005, Thompson a quitté son poste au cabinet, et dans les cinq mois fut nommé membre du conseil de VeriChip Corp. et Applied Digital Solutions (maison-mère de VeriChip, ndlr). Il a été rémunéré en argent et en stock options." Sans surprise, l'intéressé nie tout lien de cause à effet, et nie même avoir eu connaissance de VeriChip avant d'avoir quitté son poste au gouvernement. 8
Commentaires à propos de Les implants RFID au coeur d'un prochain scandale sanitaire ?
![]() notorious59
Le 10 Septembre 2007 à 13h37
Nous y sommes enfin dans le futur cyber punk , à quand une résistance dans les sous sols?
![]() bourgpat
Le 10 Septembre 2007 à 14h25
Comme quoi, le pantouflage existe partout à travers le monde.
Pour la FDA, elle a sous reagan réduit les critères nécessaires dans les études avant les mises sur le marcher. Elle considère que le risque de procès et de dommage et interêts qui existe au niveau du système américain suffit à limiter les risques que les industriels mettent sur le marcher des produits ayants des effets secondaires. Le problème dans cette théorie est que le niveau de preuve pour avoir une incrimination dans un procès est très haut (il suffit de se rappeler des procès sur le tabacs voir l'amiante en france) et que des effets peuvent apparaître à distance des expositions (cas du distilbene). On se retrouve avec des procès compliqués pour obtenir des condamnations globales, celle ci pouvant être limité aux cas traité et la question est le rapport bénéfice risque qui peut permettre de continuer des produits dangereux dans la mesure ou l'indemnisation reste limitée. Par contre si le système français nécessite plus d'études au départ avant une mise sur le marcher, il a péché parfois par un manque de réactivité quant au retrait de produits. ![]() ![]() Axis
Le 10 Septembre 2007 à 15h07
Par contre si le système français nécessite plus d'études au départ avant une mise sur le marcher, il a péché parfois par un manque de réactivité quant au retrait de produits. C'est vrai, mais les études préliminaires avant commercialisation sont selon moi le point le plus important. Or je pense que globalement les études sur le RFID seront plus longues et poussées en Europe, et donc en France (je passe le cas du club barcelonais du reportage, qui reste quand même un cercle assez fermé). Le système de la RFID à des fins strictement médicales est intéressant. C'est toutefois à modérer si l'on se déplace tout le temps avec ses papiers (c'est mon cas, soit directement sur moi, soit dans un sac à dos, ça ne prend pas de place et c'est devenu un réflexe de sortir avec). Quant aux autres applications (autorisations d'entrées, règlements financiers, etc.), elles se prêtent à débat et je ne rentre pas dans le sujet. ![]() Actaruss
Le 10 Septembre 2007 à 17h03
Non, pas sujet à débat.
Pour moi c'est non et catégoriquement non. Ici on touche à l'intégrité du corps. Jamais on acceptera ça en France et d'autres pays, pression ou pas, question d'influence religieuse peut-être, et chez l'islam j'en parle même pas. On s'en sort très bien maintenant avec les moyens du bord. Hors de question de se balader avec un truc sous la peau. Faudrait pas tomber dans l'enfer à la Ghost In The Shell non plus. ![]() ![]() Natasha
Le 10 Septembre 2007 à 17h43
Il y a cependant un fait troublant que relève Associated Press : "La FDA est sous la tutelle du Département de la Santé et des Services Humains, qui, au moment de l'autorisation accordée à VeriChip, était dirigée par Tommy Thompson. Deux semaines apr-s que de l'autorisation prenne effet le 10 janvier 2005, Thompson a quitté son poste au cabinet, et dans les cinq mois fut nommé membre du conseil de VeriChip Corp. et Applied Digital Solutions (maison-mère de VeriChip, ndlr). Il a été rémunéré en argent et en stock options." Sans surprise, l'intéressé nie tout lien de cause à effet, et nie même avoir eu connaissance de VeriChip avant d'avoir quitté son poste au gouvernement. C'est amusant, mais cela me rappelle cette Directive Européenne EUCD, "dite aussi Directive Fourtou" car votée à l'initiative de Janelly Fourtou, épouse du PDG d'Universal de l'époque, et dont la transposition en France à été la loi DADVSI "Droits d'Auteurs et Droits Voisins dans la Société de l'Information", votée dans les conditions que l'on connaît. Certains persistent cependant à déclarer, qu'il n'existe aussi aucun lien de cause à éffet, entre cette directive EUCD votée sur proposition de Mme Janelly Fourtou, son époux et la Société Universal ... ![]() NooD
Le 10 Septembre 2007 à 20h59
Article intéressant. La question mérite d'être posée et l'information de circuler.
Bon point également pour le reportage Arte lié à l'article. D'ailleurs, dans le reportage, la personne qui fait la "promotion" pour l'utilisation "médicale" de la RFID explique que la puce donne un numéro unique et personnelle Je ne comprends pas bien l'intérêt de la puce RFID uniquement pour donner un numéro... si vous pouviez m'éclairer. Dans le même esprit un article sur les nanotechnologies pourrait être aussi intéressant. ![]() ![]() Prozac
Le 11 Septembre 2007 à 04h05
A quand des spécialistes underground de l'arrachage de puce ? J'ai la même vision que notorious.
D'accord avec Actarus aussi : l'idée de toucher ainsi à l'intégrité du corps me met très profondément mal à l'aise sur le principe, quelle qu'en soit les utilisations. ![]() Aldoo
Le 11 Septembre 2007 à 10h22
Et à quand, après l'implant de puce RFID, l'implant d'une puce DRM pour empêcher de chantonner du contenu copyrighté sous la douche ?
Bon sérieux, déjà que l'obligation d'avoir tout le temps des papiers d'identité c'était limite, mais là on passe franchement cette limite ! Rappelons qu'une RFID est interrogeable à distance (pas de très loin, mais quand-même), donc éventuellement à l'insu de son porteur, et qu'il n'est pas évident qu'on nous laisse ne serait-ce qu'un droit de regard sur les informations que colporte cette puce. Donc non, non et non ! ![]() |
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