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De l'industrie du disque vers l'industrie de la musique
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 11 Juillet 2007 à 11h15 -
posté dans Divers
Non, l'industrie musicale ne se porte pas si mal. Non, le piratage n'est pas en train de ruiner la filière. De tous les acteurs de l'industrie, seules les maisons de disques qui vivent sur l'enregistrement de la musique souffrent de la transition technologique et de l'évolution des modèles économiques. Les majors s'adaptent et deviendront rapidement des maisons de la musique et non plus des maisons de disques...
Il y a donc un conflit de plus en plus grand entre les maisons de disques et les artistes, dont les intérêts tendent à diverger. Les maisons de disques aimeraient que les artistes réalisent davantage de promo dans les médias pour leurs albums alors que ces derniers veulent faire davantage de tournées. Les concerts n'ont jamais autant rapporté aux artistes. Aux Etats-Unis, selon Pollstar, le marché des ventes de billets de concerts est passé de 1,7 milliards de dollars en 2000 à plus de 3,1 milliards en 2006 ! Le CD, qui était encore la première source de revenus au moment où Napster est arrivé, devient de plus en plus une publicité à grande échelle pour les activités non enregistrées des groupes et des chanteurs, pour lesquelles les labels ne touchent traditionnellement rien. Le développement des "contrats à 360° "
The Economist nous rappelle ainsi que le mois dernier, Universal Music a mis 44,5 millions de livres sur la table (auxquels s'ajoutent 60 millions de reprise de dette) pour racheter l'indépendant Sanctuary Records. Cette maison de disques britannique avait été l'une des premières à anticiper la perspective "à 360 °" de son métier, en renforçant beaucoup ses activités annexes. "Les vrais actifs de Sanctuary Group se trouvent en effet ailleurs, dans les nombreuses activités développées autour ou plutôt indépendamment du disque, comme le management d’artistes – James Blunt, Elton John, Fleetwood Mac, Robert Plant… -, le merchandising – pour une trentaine d’artistes dont Oasis, Led Zeppelin, Robbie Williams, Eminem, Iron Maiden et The Who - et l’organisation de tournées – pour quelques 350 artistes dont Avril Lavigne, James Morrison, Corinne Bailey Rae, Dido et Kaiser Chiefs", nous rappelle Philippe Astor dans un excellent billet sur son blog.
La frontière entre maisons de disques et managers, éternels rivaux, s'aménuise donc à grande vitesse, sans doute au bénéfice des premiers. Moins l'industrie du disque se sentira dépendante du support matériel de ses enregistrements, plus elle réussira avec succès à développer des marchés alternatifs qui répondent mieux aux attentes de la génération MP3. 5
Commentaires à propos de De l'industrie du disque vers l'industrie de la musique
![]() Hybrid Son Of Oxayotl
Le 11 Juillet 2007 à 11h30
La génération mp3, c'est le mal.
Moi, j'suis de la génération Ogg Vorbis, et j'en suis fier ! ![]() pleindeuss
Le 11 Juillet 2007 à 12h13
et j'espère qu'ils foutront la paix aux gens maintenant... le mp3 ou le ogg ca reste la pub pour le concert, donc gratos et voila
![]() prosécateur
Le 13 Juin 2009 à 04h21
Et c'est une bonne nouvelle que les maisons de disques soient appellées à faire du fric qu'il arrive?
Les revenus de la musique qui se résument à des concerts hors de prix et à la tronche d'un mec célèbre sur un tee shirt ou dans un jeu vidéo, l'enregistrement qui se limite à de la pub pour les concerts (quelle horreur!), c'est pas une victoire de l'art. C'est une victoire du star system. ![]() |
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