Les surtaxes appliquées aux clients français appelant depuis l’étranger sont du pain béni pour les opérateurs, puisqu’ils n’hésitent pas à multiplier le coût d’un appel par 4 dès que l’on franchit la frontière. Dans un contexte où l’Union Européenne prône la disparition des frontières, ces majorations se révèlent légèrement dissonantes. Les députés européens se sont donc attaqués au dossier, et avaient évoqué dans un premier temps l’éventualité de supprimer complètement ces frais, provoquant une levée de boucliers de la part des opérateurs. Didier Lombard, PDG de France Télécom, avait même menacé d’acheter des équipements chinois si cette « planification communiste », comme il la définissait, été appliquée. Etrange comparaison, si l’on considère le fait que même les libéraux s’y montraient favorables.

Bref, le Parlement européen a certes fait marche arrière, mais n’a pas abandonné l’idée de mettre fin à ce profit outrancier, et injustifié, réalisé par les opérateurs. Un plafond a donc été fixé à 49 centimes la minute pour un appel passé depuis l’étranger, et 24 centimes pour un appel reçu à l’étranger. Les opérateurs disposent d’un délai de deux mois pour la mettre en place, à compter de la publication de cette nouvelle directive au journal officiel dans quelques semaines.

Source : Reuters

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés