Les sites web 2.0 qui proposent des contenus culturels devront s'habituer. Soit ils signent un accord avec les producteurs, soient ils devront les affronter au tribunal. Imeem, qui s'est imposé en quelques mois comme un nouveau Napster en ligne, a choisi la seconde option...

Peu connu en France, iMeem est un réseau social qui propose aux internautes de partager des playlists de chansons, de vidéos ou de photos. La musique est cependant son coeur de métier, et ce qui fait tout son succès. Ouvert en mars 2006, il y a donc à peine plus d’un an, le site compte déjà plus de 16 millions d’utilisateurs actifs, qui sont invités à uploader eux-mêmes leurs fichiers MP3 sur les serveurs du service. A l’instar d’un YouTube ou d’un DailyMotion, iMeem veut se protéger derrière le régime juridique favorable aux hébergeurs, qui ne sont sommés de retirer les contenus illicites qu’après avoir été spécifiquement avertis, fichier par fichier.

Excédé et mécontent de ne pas réussir à négocier avec iMeem pour qu’il mette en place des filtres et certainement un programme de partage de revenus (il a signé avec DailyMotion sur cette base), Warner Music Group a décidé de porter plainte aux Etats-Unis contre le site web 2.0. La plainte a été déposé à New York au nom de plusieurs filiales du groupe, dont les labels Atlantic Recording, Elektra Entertainment Group et Warner Bros. Records.

La maison de disques demande au tribunal d’obliger iMeem à bloquer la diffusion des contenus dont elle détient les droits, et réclamerait jusqu’à 150.000 dollars de dédommagement par chanson et clip diffusé sur iMeem sans son autorisation.

Imeem, qui a vu les exemples de MySpace poursuivi par Universal Music ou de YouTube poursuivi par Viacom, a certainement déjà préparé sa défense. Le site est financé par les fonds Sequoia Capital (l’un des plus prestigieux de la Silicon Valley) et Morgenthaler Ventures.

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