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Les Français champions du téléchargement illégal

Cédric L. - publié le Samedi 10 Février 2007 à 15h33 - posté dans Peer-to-Peer

Malgré l'adoption de la loi DADVSI et la propagande orchestrée par le gouvernement depuis plus d'un an, la France reste l'un des pays où l'on télécharge le plus de fichiers de façon illicite. Une nouvelle étude montre la proportion du phénomène et remet quelques idées préconçues en question...

Jupiter Research démontrait dans une étude menée en 2003 que ceux qui téléchargeaient le plus sur les réseaux de Peer-to-Peer (P2P) étaient aussi ceux qui achetaient le plus de CDs. Elle ébranlait alors ce mythe, en grande partie entretenu par les majors, d'un antagonisme "méchant pirate / gentil consommateur".

C'est maintenant au tour du téléchargement que l'on applique la même rhétorique. Une enquête menée conjointement par l'Idate et Médiamétrie//NetRatings montre en effet que les utilisateurs de Peer-to-Peer sont aussi les clients des plate-formes légales. Certaines différences apparaissent néanmoins selon le pays d'origine. Dans le logiciel utilisé d'abord. Si eMule reste très majoritairement plébiscité par les Français, WinMX, LimeWire, et Kazaa se partagent l'adhésion des Britanniques et des Américains. Des logiciels presque exclusifs entre francophones et anglophones puisque contrairement à eMule ou WinMX (très populaire chez les anglophones mais totalement absent chez les francophones), Kazaa est le seul à assurer une présence relativement forte dans tous les pays sondés.



Dans le rapport aux offres légales aussi. La part d'internautes n'ayant jamais téléchargé de contenus payants s'élève à 34 % pour les Américains, 41% pour les Anglais, et 51 % pour les Français. Les fichiers payants constituent alors seulement 25 % de l'ensemble des fichiers téléchargés aux Etats-Unis contre 20 % au Royaume-Uni, et 15 % en France. Les français décrochent donc la lanterne rouge (ou le pompon, c'est selon) en matière de téléchargement illégal.

D'autres chiffres avancés par l'étude montrent que l'ordinateur reste l'outil de préférence pour le téléchargement de contenus par rapport à la téléphonie mobile, dont l'utilisation pour le téléchargement reste marginale. Si le téléchargement concerne toutes les catégories d'âges, ce sont les jeunes qui le pratiquent le plus fréquemment, indique l'Idate. Enfin, les plate-formes ont tout intérêt à noter les freins psychologiques au téléchargement payant révélés par l'enquête, à savoir le prix des contenus, la faiblesse de ses catalogues, et l'impossibilité d'écouter ou de regarder avant de télécharger.

L'étude démontre surtout que les deux modes de téléchargements (gratuits et payants) ne sont pas exclusifs l'un de l'autre. Les consommateurs, qui n'ignorent rien du Peer-to-Peer, peuvent être prêts à payer même lorsqu'ils disposent du moyen d'avoir la même chose gratuitement. Le téléchargement illicite reste très majoritaire (85 % des fichiers en France), mais la domination du P2P montre peut-être aussi que sa dimension sociale reste encore trop souvent oubliée ou ignorée par les vendeurs de contenus. Le Peer-to-Peer n'est pas cette chose froide et désincarnée de piratage massif, mais bien un réseau de communautés, entre autres linguistiques. David Card, analyste de Jupiter Research, évoquait lui-même dans un rapport publié l'année dernière le fait que les recommandations entre utilisateurs étaient le moyen le plus efficace de faire découvrir de la musique. C'est peut être en travaillant sur cet aspect social que les plate-formes et les majors parviendront à concurrencer efficacement le P2P et à renverser la proportion entre fichiers téléchargés illégalement et fichiers acquis légalement...
 
Publié par Cédric L., le 10 Février 2007 à 15h33
 
 
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Commentaires à propos de «Les Français champions du téléchargement illégal»
 

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j'en ai parlé un peu hier soir mais c'est vrai qu'il était fort tard.. :bienvu:
We are the champions, my friends !

:france: :fete: :beer:
Peut être que les anglophones sont juste, dans l'ensemble, moins "technophiles"...

pour ce qui est du p2p, et vu que les chiffres ne prennent pas en compte les réseaux du type bittorent ou sh4re (et ne le peuvent pas de facon fiable d'ailleurs) , on se rends compte qu'alors que les anglo-saxon en sont resté aux vieux réseaux centralisés, les français leurs préfèrent les réseaux au moins partiellement décentralisés, et les logiciels libres / mis à jour régulièrement / multiprotocoles / multi plates formes..

même observation du point de vue du téléchargement payant..
Non seulement il est arrivé bien après les USA en France (presque 2 ans de retard, ca compte pour l'adoption d'une technologie);
les offres sont moins variée (et offres par abonnement ne sont arrivées que récemment, les offres gratuites financés par la pub sont quasiment inexistantes)
mais en plus, il boudent peut être les solutions peut pratiques qui leurs sont offertes. Steeve jobs l'as bien dit "the concern over DRM systems has arisen in European countries" ...
et on va même pas parler des prix, plus élevés en Europe alors que le pouvoir d'achat est moindre...
En 2007 ap JC Tout le monde est occupé. Tout ? Non ! Un petit pays résiste encore et toujours à l'envahisseur et la vie n'est pas facile pour les garnisons d'Universal, Sony, BMG... :biggrinthumb:

:france: :fete: :beer:
Un peu de pitié pour nos pauvres artistes,au smic

http://www.dailymoti...harger-cest-mal


:biggrinthumb: :biggrinthumb:
:biggrinthumb: j'adore groland..... :)

bien la critique du "MALHEUR" de certains.......que doit on dire alors de ceux qui ont moins d'1 $ par jour pour vivre.
merci pour les liens videos ... excellents !!!
'Tchouko', le 01/01/1970 - 01:00
Un peu de pitié pour nos pauvres artistes,au smic

http://www.dailymoti...harger-cest-mal


:biggrinthumb: :biggrinthumb:
bravo
'Tuxman', le 01/01/1970 - 01:00
.......que doit on dire alors de ceux qui ont moins d'1 $ par jour pour vivre.

Mais mon bon monsieur !! Ces gens là, au lieu de retourner la terre pour y jetter les graines qu'on leur envoie; ils feraient mieux d'écrire des chansons !! Voilà ce qui ne va pas mon bon monsieur, tant qu'ils n'auront pas compris ça ils resteront dans le misère!!
J'ai pû remarquer qu'il existe globalement deux catégories de "téléchargeurs". Il y a d'une part ceux que je qualifierai de "téléchargeurs compulsifs". Ceux-ci sont aisément indentifiables grace à la quantité particulièrement impressionnante de cd ou dvd gravés, somptueusement revêtus de jaquettes imprimées sur papier photo, elles-mêmes téléchargées sur des sites spécialisés, et qu'ils exhibent fièrement, alignés sur les étagères de leur salon, tel un chasseur au gros arborant une tête de cerf au dessus d'un bahut Louis XVI estampillé "Maison de Valérie". En règle générale, ce type de prédateur n'écoute (ou ne visionne) qu'à peine 10% de son "butin", l'essentiel étant à ses yeux de possèder. (On nous fait croire que le bonheur c'est d'avoir, d'en avoir plein nos armoires, etc...). Et qui plus est, de possèder par la resquille, sport national et bien franchouillard, tout comme le braconnage, le travail au noir ou la fraude fiscale. Donc, rien de bien surprenant à constater que les français soient champions du téléchargement illégal.
La seconde catégorie est heureusement plus modérée et sélective. Certains téléchargeront un titre ou deux pour se faire une idée sur un album qu'ils finiront par acheter s'ils sont séduits. En effet, quand on aime, rien ne remplace l'original, avec un bon son bien dynamique, non compressé, un vrai boitier et un beau livret. D'autres feront de même pour un album qu'ils n'auraient de toute façon, pas acheté...Et puis il y a aussi ces raretés impossibles à trouver dans le commerce, ou encore quelques vieilleries non rééditées en cd. Bref, rien de bien alarmant pour l'industrie du disque qui est de surcroît, la première à commercialiser toute la panoplie du parfait petit pirate. (supports vierges, graveurs, lecteurs mp3)
Quant à 'industrie cinématographique, il suffit de regarder le nombre d'entrées en salles réalisé par les films sortis ces dernières années (2006 étant parait-il un record) pour se convaincre que le phénomène du téléchargement est loin d'être de nature à perturber le sommeil des Luc Besson, Patrice Leconte et autres Isabelle Mergault, pour ne citer que les français.
S'agissant des artistes, je ne pense pas que le p2p soit pour eux une réelle menace. Les "gros vendeurs" s'en tirent indemnes (Hallyday, Goldman, Pagny, Obispo, Cabrel, etc..). Là encore, je ne cite volontairement que des français ( quoique Hallyday...? ). D'autres, moins chanceux bien que tout aussi talentueux, voire plus, sont avant tout victimes d'une politique artistique frileuse et mercantile de la part de leurs maisons de disques ( Jonasz, Chamfort ou Sheller ). Raisons invoquées: coûts de production trop élevés en regard des ventes... Quant aux illustres inconnus, le téléchargement est finalement une aubaine pour eux. A défaut de gagner de l'argent, au moins quelqu'un les écoute...
Pour conclure, le téléchargement, même illégal, n'a pas encore mis Universal ni EMI en faillite, Céline Dion reste 10 milliards de fois plus téléchargée que Ginette Chaumont (si,si, elle existe !), mais pourtant 100 milliards de fois plus riche. Et, hormis quelques cas marginaux, l'internet n'a hélas pas encore fait émerger beaucoup d'artistes boudés par les maisons de disques. Preuve que le monopole des majors sur la diffusion artistique est loin d'être en péril... Alors, halte à l'hypocrisie ! La bonne vieille mini K7 des sixties, c'était déjà du p2p !
Pas étonnant que nos braves hommes politiques n'en finissent pas de tourner en rond autour de ce foutu casse tête et de nous pondre enfin une loi intelligente, cohérente et satisfaisante pour tous !!!

J'ai pû remarquer qu'il existe globalement deux catégories de "téléchargeurs". ect ect .......

Voici un beau post bien écrit BRAVO Nestor27! c'est exactement ce que je pense donc +1 et 10000000 fois ...MERCI !! :biggrinthumb: :bienvu:

Je rajouterais, si on écrasait pas les Francais sous des TONNES de TAXES INJUSTES ils resquilleraient moins ...
'nestor27', le 01/01/1970 - 01:00
J'ai pû remarquer qu'il existe globalement deux catégories de "téléchargeurs".

Si tes deux profils existent bien, je te trouve un brin trop caricatural. Il ne me semble pas que les boulimiques du téléchargement soient forcément des gens qui font ça sans autre intérêt que de remplir la "panse" de leur PC, même si il peut être vrai que les facilités accordées par le téléchargement donnent parfois l'impression de pouvoir charger plus que ce que l'on a de temps pour tout écouter ou visionner... Et même si c'était le cas, est-ce vraiment un mal ? Doit on blamer un convive de ne pas avoir goûté chaque plat du buffet sous pretexte qu'il avait pourtant tout à sa disposition ? Je crois tu serais étonné de découvrir certaines personnes correspondant à ce profil. Il m'est arrivé de croiser des artistes ayant signé chez un label (et dont une partie des ressources découlait donc du fait de vendre des CDs), n'ayant jamais rien fait d'autre que télécharger sans acheter un seul CD. En même temps, ils vivent du RMI donc ça peut se comprendre aussi.
D'autre part, on trouve bien souvent plus de fierté chez les collectionneurs qui exibent leur collection de vinyls ou de CDs neufs que ceux qui exposent leurs CDs gravés. Ou alors, on doit peut être pas fréquenter le même genre de personnes ;).
Après, je pense aussi que les "puristes" du neuf dans le sens où tu les décris (qui s'autorisent juste un titre ou deux) restent finalement assez rares. Et pour cause, on a une telle surabondance de production artistique qu'il faut finalement souvent choisir, budget restreint oblige, les quelques uns que l'on veut absolument avoir en neuf.
En fait, je pense que la plus grande partie des téléchargeurs (si on était amené à dresser un profil moyen plutôt que ta dualité dans laquelle je ne crois pas vraiment) restent des personnes qui font ça sans se poser autant de question, et sans avoir la conscience éthique de se demander si c'est bien de l'avoir en neuf ou pas. Des personnes pour qui cette question ne découlera pas de préoccupations déontologiques, mais plutôt d'opportunités : Concernant le neuf, le fait d'avoir reçu un CD ou un film comme cadeau, d'être passé à la Fnac devant un CD que l'on a acheté compulsivement ("merde, je savais pas que machin avait sorti un nouvel album. Cool, je vais l'acheter"). Et du côté du téléchargé ("illegalement" parlant), le fait d'avoir un moyen rapide d'écouter un artiste ("il tue ce titre qui vient de passer à la radio, j'vais voir ce que ça donne tout l'album." ... "Zut, il me faut l'intégral Dance Machine pour la boum de soeurette, j'vais choper tout ça..."), et facile ("j'vais le télécharger, ça ira plus vite que de me bouger à la Fnac").
En fait, ça m'étonne pas du tout de voir ce que tu dis, dans un forum qui se spécialise sur les questions du peer to peer. Mais il faut garder à l'esprit que nous avons un rapport fort engagé sur la question (le seul fait de fréquenter le forum Ratiatum en est une preuve) qui nous donne à avoir une vision politique de la chose que l'on calque en partie sur notre propre pratique personnelle, pendant que le "commun des mortels" agiront pour des raisons beaucoup plus prosaïques que ça.

'nestor27', le 01/01/1970 - 01:00
l'industrie du disque qui est de surcroît, la première à commercialiser toute la panoplie du parfait petit pirate. (supports vierges, graveurs, lecteurs mp3)

Juste une petite précision, tu vas un peu trop vite. L'industrie du disque ne se résume pas à Sony ;)
:rolleyes:

commencent à me gonfler grave ces études de daubes qui un coup disent qu'on télécharge moins, plus, qu'on nique le marché du DVD, K7 vidéo ou audio etc...

edit: et d'ajouter qu'une étude qui ne tient pas compte du réseau bittorrent mais plutôt kazaa, c'est pas crédible, pas sérieux, beau foutage de gueule.

en clair passez votre chemin. (pis y a mille manières d'échanger du contenu autrement que par du P2P)
il y a aussi ceux qui telecharge et qui te disent :" pourquoi j'irai l'acheter, la je l'ai gratos..." :non: :shifty:
je pense que ce sont ceux la qui font le plus de mal (en terme d'image) au p2p et qu'on en arrive la ou on en arrive, cad loi dadvsi et tout le tintuoin sur le telechargement 'illegal'

exactement de la meme façon que ceux qui achete du Teck (bois en provenance de la foret Amazoniene à 90%) sans (à aucun moment) se poser la question sur l'origine de ce fameux bois

c'est une vision purement egoiste du lambda qui veut tout sans rien donner et surtout pas voir (et pas savoir)
c'est notre societé commerciale qui veut ça
moins cher = bien
alors moins cher que moins cher (cad gratuit ou presque) c'est encore mieux

societé de consomation en opposition à une societé de partages, d'echanges et de dons de soi, bref d'altruisme
on est vraiment tres loint d'une societé d'altruisme je dirais..
ou tout peut se monayer, ya ka voir l'avenir du travail c'est le 'service à la personne'
cad tu paye pour qq qq'un garde ta grd mere
tu paye pour une aide scolaire pour ton gamin
tu paye le coup de peinture ds ta cuisine
tu paye .. tu paye
à aucun moment tu offre un coup de main, qu'on te rendra d'ailleurs tres probalement ds l'avenir

alors si d'un seul coup d'un seul, tu peux eviter de payer, ben y'en a qui saute dessus à pieds joints sans se poser aucune question du pourquoi du comment...

dadvsi n'est pas le pb en lui meme dirais-je... (meme is cela en devient un)
il n'est que l'arbre qui cache la foret

et je dirai aussi que ce que l'on vit ds nos societés d'information n'est que les premisses ce ce que l'on vivra tout simplement ds la societe en general ...demain

voila, bonne journée
je vous recommande un des meilleurs livre que j'ai jusqu'a present lu
l'Ethique Hacker de Pekka Himanen
preface de Linus Thorvalds
postface de Manuel Castells

Image IPB
 
Ton livre existe un e-Book sur la mule ? :D
Lors de la discussion de ce sujet sur le site de pcipmpact quelqu'un a citer ce lien :

http://www.ecrans.fr....php?article819

Un article qui parle au Danemark de la baisse du marcher du disque pour revenir sur de chiffre plus sains.

Le secteur a constaté une baisse de son chiffre d’affaires à partir de 2000. De 1995 à 2000, les ventes de disques passaient d’un peu moins de 16 millions (principalement des CD mais aussi des vinyles et des singles) à presque 20 millions d’unités par an alors que depuis 2000, elles n’ont cessé de chuter pour atteindre le chiffre de 9, 8 millions d’unités vendues pour l’année 2004, soit une baisse de plus de 50% par rapport à 2000 et de plus de 30% par rapport à 1995. Notons que l’année 1995 a été choisie car l’industrie du disque n’a pas délivré de chiffres plus anciens. Et ceci pour de bonnes raisons. En effet, il se trouve que la vente de disques entre 1980 et 1998 tournait autour de 10 millions d’exemplaires par an, ce qui montre que la période allant de 1995 à 2000 (avec ses 20 millions d’unités vendues) constitue un chapitre unique dans l’histoire moderne de la vente de disques au Danemark. L’année 2004 (10 millions d’unités vendues) représente donc un rétablissement d’une situation « normale » plutôt que l’expression d’une réelle crise.

Il est toutefois possible d’identifier et d’analyser une série d’explications autres que le piratage pour comprendre cette chute, notamment l’augmentation des ventes de DVD et de tickets de cinéma. Celles-ci s’accélèrent particulièrement à partir de 2000. Le lien entre l’augmentation des ventes de DVD et de VHS et le déclin du CD est particulièrement remarquable. De fait, l’augmentation de son chiffre d’affaires compense la baisse de celui du disque. Il est judicieux dans ce cas d’utiliser le verbe « compenser » car les grandes sociétés concernées sont impliquées autant dans le marché du disque que dans celui du film. Nous parlons ici par exemple de Sony BMG, Warner ou Universal. Bien entendu, il n’est pas possible de savoir si le piratage a libéré de l’argent en faveur d’autres produits de divertissement ou si la musique a simplement perdu des parts de marché à la concurrence.

Toutefois, nous pouvons constater que le secteur a « baissé les bras » en réduisant fortement leurs dépenses marketing. Les chiffres exacts n’ont pas été révélés par les sociétés concernées mais une étude de l’institut d’analyse OMD révèle une baisse de plus de 25% entre 2001 et 2002 pour les investissements en publicités télévisuelles. La section danoise de l’IFPI (Fédération internationale de l’industrie phonographique) estimait qu’en 1999, 20% du chiffre d’affaires était consacré aux dépenses marketing et craignait alors une situation « à la norvégienne » qui consacre 80% du budget au marketing.

Au cours des dernières années, le chiffre d’affaires a davantage diminué à cause de la vente de musique en ligne, initié par l’industrie du disque elle-même. En supposant que la vente de trois titres remplace l’achat d’un CD (physique) entier, la vente en ligne peut expliquer la baisse du chiffre d’affaires depuis 2004. En effet, en 2005 le chiffres d’affaires de la musique en ligne compense presque totalement la baisse du chiffre d’affaires des ventes de disques.

La même tendance peut être observée pour la musique live, avec une croissance très forte de son chiffre d’affaires depuis 2000. Le syndicat des auteurs et des compositeurs KODA dresse chaque année un bilan économique des concerts donnés (bien entendu ceux affiliés à KODA). Il ressort de ces bilans que la valeur des concerts a presque doublé entre 2000 (15 millions de couronnes danoises, soit 2,01 millions d’euros) et 2005 (27,3 millions de couronnes danoises, 3,66 millions d’euros), alors que sur la même période les ventes de disques étaient divisées par deux.

Il y a donc moins d’argent à distribuer à davantage de personnes, ce qui implique qu’un certain nombre devient plus pauvre. Nous pouvions nous attendre à ce que cette baisse des revenus concerne principalement les trois premières catégories dont les membres sont de plus en plus nombreux contrairement à la quatrième catégorie, mais ce n’est pas le cas.

Les chiffres donnés par NBC montrent que les revenus moyens de la première et troisième catégorie ont augmenté de 16.7 et 2.9% entre 2001 et 2005 alors que ceux de la deuxième et quatrième catégorie ont baissé de 2.2 et 18.2% par an durant la même période.

Il y a donc moins d’artistes dans la quatrième catégorie et leurs revenus sont en baisse alors que la première catégorie enregistre une augmentation de ses membres ainsi que de leurs revenus.

Nous pouvons plus généralement en conclure que plus d’auteurs ont eu leurs oeuvres distribuées, plus d’auteurs ont ainsi obtenus une part de l’argent de NBC et que ce sont les artistes les plus riches qui en ont fait les frais. Si, et seulement si, le partage des fichiers est la principale cause de la baisse d’activité de l’industrie du disque, il participe ainsi à la réorganisation des ressources vers plus d’équilibre entre les plus riches et les plus pauvres. Ceci est d’ailleurs une des argumentations présentées par les défenseurs du partage de fichiers. La pression exercée par la pub afin d’acquérir le « tube de l’été » se transforme rapidement en « tube le plus téléchargé ». Le consommateur de musique peut ainsi investir dans des oeuvres plus personnelles créées par des artistes moins exposés.
Sinon j'aime aussi laq tribune d'open files sur le sujet

http://www.open-file...m/breve754.html
'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Malgré l'adoption de la loi DADVSI et la propagande orchestrée par le gouvernement depuis plus d'un an, la France reste l'un des pays où l'on télécharge le plus de fichiers de façon illicite. Une nouvelle étude montre la proportion du phénomène et remet quelques idées préconçues en question...

Lire la suite

moi, ce qui me gene dans cette etude, c'est que deja, je vois pas trop de difference entre eDonkey, emule et dans une certaine mesure, shareaza : on peut les reunir et considerer que ces trois la utilisent le meme reseau p2p.

on obtient alors 90% du p2p attribué au reseau edonkey.
plus les 21% de kakazaa et les 3% de limewire, on arrive deja a 114%.

bon, c'est surement l'exception francaise.

mais toute les estimations montrent que grosso modo, edonkey c'est au moins 50% du p2p, tout au plus 70%.

cette etude semble suggérer qu'edonkey, c'est 90% du probleme, alors qu'en matiere de distribution d'oeuvres commerciales recentes contrefaites, c'est surement bit torrent qui tient la seconde place. (mais comme on peut tres difficilement l'evaluer, bin on en parle pas trop, histoire de pas avoir l'air trop con ...)

ce qui me surprend, c'est qu'aujourd'hui, il y a autant sinon plus d'utilisateurs edonkey en Italie ou en espagne, qu'en france. Selon moi, ces trois pays la represente plus de 50% de tout les utilisateurs actuels.
bref, la france n'a rien a envier a l'espagne et l'italie.

alors pourquoi s'acharner sur la France ?
question illegalité, je pense tout de meme que l'italie devrait bien se placer, non ?
(j'ai rien contre les ritals, hein, c'est juste que c'est ... historique, chez eux, la contrefaçon.)

Il me semble tout de meme que les chiffres de cette etude sont litigieux et constestables.
en la matiere, de nos jours, on peut raconter a peu pret tout et n'importe quoi.
Ouais, d'accord.

Et n'oublions pas l'allemagne, "berceau" d'emule...

Bref. Un peu bidon cette étude quoi...

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