La RIAA poursuit les enfants de leur rebelle de mère
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 06 Novembre 2006 à 10h13 -
posté dans High-Tech
Affaire Santengelo, deuxième. Incapables de poursuivre la mère de famille Patricia Santengelo, le lobby américain du disque a décidé d'attaquer ses enfants. La RIAA veut y gagner du respect mais pourrait surtout s'attiser encore un peu plus les foudres du public. L'affaire de Patti Santagelo contre la RIAA a déjà fait le tour du monde et a bien sûr déjà été couverte sur Ratiatum. Mère de cinq enfants, Patricia Santengelo a été poursuivie par l'Association des majors du disque, comme plus de 20.000 autres individus aux Etats-Unis. Mais contrairement à l'immense majorité d'entre eux, Mrs Pantagelo a décidé de se battre et de ne pas céder au célèbre chantage exercé par la RIAA : signer un chèque d'accord à l'amiable amiable et enterrer le procès, ou payer encore plus cher de frais de procédure uniquement pour se défendre devant un tribunal."Je n'ai rien fait de mal, pourquoi devrai-je les payer ?", s'offusquait la quadragénaire il y a déjà plus d'un an. Elle n'a jamais utilisé Kazaa, et ne savait même pas qu'un tel logiciel existait avant de recevoir une mise en demeure signée des avocats de la RIAA. Depuis, Patricia Santagelo a couru les médias pour plaider sa cause et surtout pour dénoncer les méthodes du lobby derrière lequel se cachent en particulier les quatres majors de l'industrie du disque : EMI, Warner, Sony BMG et Universal Music. Elle a réussi à convaincre de sa bonne foi - jamais elle n'a touché à un logiciel de partage de fichiers et elle n'a donc jamais téléchargé la moindre chanson. Et voilà que l'on apprend par la presse que, mercredi, la RIAA aurait déposer de nouvelles plaintes, cette fois contre la fille et l'un des fils de l'accusée. L'organisation indiquerait au tribunal que Michelle, 20 ans, aurait reconnu avoir téléchargé des chansons depuis l'ordinateur familial, et que son frère Robert, 16 ans, aurait été compromis par les déclarations de l'un de ses (ex ?) meilleurs amis. Opération de communication Problème, l'avocat de Michelle Santengelo, Jordan Glass, n'a pas souvenir que sa cliente ait reconnu le moindre téléchargement lors de son audition. Il était bien sûr présent. Autre problème : la RIAA semble avoir averti la presse très tôt alors que les avocats attendent toujours la confirmation qu'une plainte a bel et bien été déposée la semaine dernière. L'opération de communication livrée par la RIAA ressemble à du lynchage, à de l'acharnement, et pourrait être contre-productive pour le lobby de l'industrie du disque. Déjà cette année l'organisation a reculé plusieurs fois pour abandonner certaines procédures, face à un manque évident de preuves. Mais le cas des Santengelo est plus délicat pour la RIAA. C'est un peu "sa parole contre la mienne", et à ce jeu le lobby n'a pas l'intention de perdre. Il fera tout ce qu'il peut pour faire fléchir la famille new-yorkaise. C'est devenu une question de principe, où tous les coups seront permis. Mais le mot final reste dans le porte-feuilles des consommateurs américains. Combien de temps encore avant qu'ils réalisent que c'est en achetant des disques Universal, Warner, Sony BMG ou EMI qu'ils financent et encouragent de telles actions ? Le boycott initié dès les premières plaintes gagne un nombre croissant d'amateurs de musique, et un acharnement d'une telle nature ne peut que l'alimenter toujours davantage... Prix indiqués avec livraison
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Commentaires à propos de «La RIAA poursuit les enfants de leur rebelle de mère»
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laskov
le 06/11/2006 à 10:36
Il me semble qu'au USA on ne peut plus êtres rejuger pour la même chose (dans la même affaire) ... Ils ont donc attaquer les enfants pour faire cracher quand même leur thune à cette famille... Ce son des escrocs et des malhonnêtes mais bon les procès étant l'un des sport national des américains ça m'aurait grandement étonné qui laisse lache l'affaire comme ça... Apres tout cette famille a eu l'audace de les attaquer de front ce qui est pas bon pour leur image...
Mais le mot final reste dans le porte-feuilles des consommateurs américains. Combien de temps encore avant qu'ils réalisent que c'est en achetant des disques Universal, Warner, Sony BMG ou EMI qu'ils financent et encouragent de telles actions ? Le boycott initié dès les premières plaintes gagne un nombre croissant d'amateurs de musique, et un acharnement d'une telle nature ne peut que l'alimenter toujours davantage... Il en va de même des portes-feuilles français : Pas d'achats = par d'argent pour les majors ! Et si pas d'argent, on entendra beaucoup moins parler d'elles... Pour le redacteur de la news : C'est quoi l'ortographe du nom de la famille ... il y a une certaine incohérence dans l'article.
je ne suis pas certains que ça leur nuit réellement ...
Les gens s'en tapent... sincèrement ... et disent même ... ouais mais c'est normal tout de même ... 'hft0', le 01/01/1970 - 01:00 Les gens s'en tapent... sincèrement ... et disent même ... ouais mais c'est normal tout de même ... Si on leur demande, ils trouveront tout que c'est révoltant. Mais comme souvent, c'est "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Donc on achète et tant pis pour un boycott qui aurait enfin du poids. Se faire plaisir avant, tout, et tant pis pour ceux qui se font attraper. :indifferent: Sinon: Elle a réussi à convaincre de sa bonne foi - jamais elle n'a touché à un logiciel de partage de fichiers et elle n'a donc jamais téléchargé la moindre chanson. Et voilà que l'on apprend par la presse que, mercredi, la RIAA aurait déposer de nouvelles plaintes, cette fois contre la fille et l'un des fils de l'accusée. L'organisation indiquerait au tribunal que Michelle, 20 ans, aurait reconnu avoir téléchargé des chansons depuis l'ordinateur familial, et que son frère Robert, 16 ans, aurait été compromis par les déclarations de l'un de ses (ex ?) meilleurs amis.
ARGH!!! L'erreur qui leur sera fatale!!! Résumons: aux states, on est majeur à 21 ans. Donc ses enfants ne le sont pas. En attendant, c'est bien la mère qui est responsable d'eux et de leurs actes. Je ne sais pas si c'est comme en droit français, mais il me semble difficile d'attaquer quelqu'un alors que cette personne n'est pas le responsable légal des faits. S'ils ont téléchargé, c'est leur mère qui doit en répondre légalement. Et comme elle a déjà été jugée, leur procédure est invalide. Sinon, il reste que le témoignage des "amis" n'est pas une preuve en soi, car la parole n'est pas une preuve qui se suffit à elle-même. il suffit de nier, et le doute DOIT profiter à l'accusé. Si en plus, on peut prouver que les ados sont en froid, il sera facile de démontrer que cette accusation est seulement due à une chamaillerie entre ados. Problème: on ne sait rien des éventuelles preuves matérielles:disque dur, Ip et logs divers, Cds gravés. Surtout qu'en eux-même, ils ne prouvent pas gand chose: un Cd petua voir été gravé ou rippé d'après un original qui leur appartenait, et qui aurait été jeté ou perdu. Bref, légalement, ça ne tient pas la route. Qu'elle demande des indemnités et le remboursement de ses frais de justice, que ces c...rds payent, pour une fois. aurait été compromis par les déclarations de l'un de ses (ex ?) meilleurs amis.
Il y a ça aussi qui me fait tilter... Comment on t'il eu accès a ce prétendu meilleur ami ? En effet des méthodes de voyous...
Il est intéressant de rapprocher cette affaire d'une décision rendue récemment par un juge espagnol qui a relaxé un internaute qui était poursuivi pour des pratiques identiques. Le juge a estimé que "celui qui échange ou télécharge de la musique pour son usage personnel ne peut être puni ou qualifié de délinquant". Ce qui prouve que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne et qu'il reste des juges compétents et pleins de bon sens, au moins en Espagne en tout cas. 'hft0', le 01/01/1970 - 01:00
je ne suis pas certains que ça leur nuit réellement ... Les gens s'en tapent... sincèrement ... et disent même ... ouais mais c'est normal tout de même ... Autant je suis d'accord avec l'article, moi aussi je demeure sceptique quant à la réaction du grand public, qui risque de conclure qu'il s'en fout, s'en contrefout, s'en branle et s'en tape. Voire qu'il s'en fiche. Quand tu parles de boycott, Kad, as-tu des chiffres, des études ? Ce n'est pas parce que notre "milieu naturel" c'est les internautes chevronnés bien informés et les semi-geeks (au minimum) que ça constitue un échantillon représentatif. Je crois que le grand public s'informe dans les medias où sont représentés les grands groupes de communication, et que ça suffit pour compromettre pas mal de choses. Cela dit, je ne demande pas mieux que de me tromper ! 'laskov', le 01/01/1970 - 01:00
aurait été compromis par les déclarations de l'un de ses (ex ?) meilleurs amis.
Il y a ça aussi qui me fait tilter... Comment on t'il eu accès a ce prétendu meilleur ami ? simple ils ont offert un belle ordinateur au petit et un papiers avec marqué deçu inattacable pour piraterie internet.. c'est absolument lamentable comme méthode.. comme dirait l'autre : bienvenue dans un monde meilleur mon fils.. pfuu, tu parle.. P-ê aussi que les consommateurs lambda ne voient pas le lien de cause à effet en achetant les CDs. Après tout, ils le font pour avoir un certain artiste, et se foutent royalement de qui a pressé la galette. Même si ce n'était pas le cas, comment encourager un artiste qui ne fait affaire qu'avec une des majors, à cause des contrats d'exclu ? Tt le monde a pas le temps ni les moyens d'aller aux concerts, qd il en donne ds la ville où habite le consommateur en question.
Enfin, le nom de la major n'est pas mis en évidence non plus sur les CDs, c'est juste un petit logo au dos de la boîte.. Puis faire le lien Cd et major, faut penser un tout petit peu plus que ce que le quidam abruti de rouine quotidienne est capable de faire. |
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