Alors que Facebook a été accusé de censurer des militants ukrainiens en employant des modérateurs russes anti-Ukrainiens, Mark Zuckerberg a tenu à défendre le bien-fondé de la politique de modération appliquée dans le cadre du conflit.

L'an dernier, de nombreux utilisateurs de Facebook en Ukraine avaient accusé le réseau social d'avoir censuré des messages hostiles à la Russie, et d'avoir ainsi pris partie dans le conflit qui oppose les séparatistes pro-Russes au régime ukrainien. Non seulement des messages auraient été supprimés abusivement, mais des comptes de personnalités influentes auraient été fermés à plusieurs reprises.

A l'occasion d'une séance de questions-réponses à Menlo Park en Californie, Mark Zuckerberg est revenu sur le sujet, en expliquant avoir lui-même vérifié pourquoi les comptes avaient été fermés. Il estime que ses équipes ont pris les bonnes décisions en raison des règles de Facebook qui interdisent les "discours de haine" à l'égard de populations particulières, ce qui aurait été le cas de messages ukrainiens à l'égard des Russes ou des pro-Russes.

Mais le fond du problème était surtout que les Ukrainiens accusaient Facebook de faire modérer leurs publications par des employés russes, induisant ainsi un biais politique dans la modération. Mais "ce n'est pas vrai", a assuré Mark Zuckerberg. "Tout d'abord, nous n'avons pas de bureaux en Russie, donc tous ceux qui pensent que ça a été fait depuis un bureau russe devraient mettre ça de côté. Et nous n'avons pas non plus de bureau en Ukraine, mais en réalité nous n'avons pas de bureaux dans beaucoup des pays du monde".

Les Ukrainiens avaient accusé Ekaterina Skorobogatova, qui est d'origine russe et qui travaille pour Facebook à Londres, de diriger le bureau russe du réseau social, qui donc n'existe pas.

"Lorsque des gens publient du contenu, nous essayons d'avoir des gens qui parlent la langue, pour évaluer ces messages. Nous avons un siège européen à Dublin, où nous avons des gens qui parlent beaucoup de langues différentes à travers le monde, qui regardent les différents contenus, et c'est ce que nous avons fait ici", explique Mark Zuckerberg. Mais il ne dément à aucun moment que les publications d'internautes ukrainiens sont effectivement modérés par des employés de nationalité ou de culture russe.

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