Un groupe de hackers a publié en début de semaine dernière une première version du SDK de la Xbox One, qui permet de développer ses propres applications et jeux vidéo. Mais il faudra encore beaucoup d'étapes avant que ces créations puissent être exécutées sur une console Xbox One sans l'accord de Microsoft.

Un groupe de hackers (ou qui se fait passer comme tel) baptisé H4LT a publié mardi dernier le kit de développement de la Xbox One, utilisé par les studios pour réaliser les jeux vidéo destinés à la console de Microsoft. De nombreux développeurs l'avaient déjà en leur possession depuis de nombreux mois, mais aucun n'a voulu prendre le risque de le publier pour des raisons juridiques évidentes, puisque Microsoft supprimerait automatiquement toute licence d'exploitation à un studio qui ne respecterait pas la confidentialité imposée au SDK.

En tant que tel, le "piratage" du SDK ne porte pas grand préjudice à Microsoft, qui selon les rumeurs prévoit de toute façon de rendre son kit de développement public dans les prochains mois, dans une version débarrassée des bugs et autres problèmes remontés par les premiers développeurs. Mais certains espèrent déjà exploiter le SDK pour réaliser des applications et jeux amateurs, appelés "homebrew", ce qui est l'objectif affiché par H4LT :

Toutefois la réalisation de homebrews n'aura aucun intérêt si les joueurs ne peuvent pas les installer sur leur console. Il faudra donc non seulement avoir accès au SDK, ce qui maintenant le cas, mais aussi réussir à contourner les systèmes de protection de la Xbox One, qui interdisent de lancer des applications non signées avec les certificats de Microsoft. 

La première étape sera l'accès au système de fichiers de la Xbox One, ce que l'accès au SDK faciliterait. Ainsi des hackers ont découvert dans le kit de développement des indices qui confirmeraient que le système de fichiers chiffré XVD de la Xbox One serait en fait une version dérivée du système de fichiers virtuel VHD. Ils ont commencé à réaliser de l'ingénierie inversée pour comprendre comment XVD fonctionne. S'ils y parviennent, il sera alors possible théoriquement de monter un disque de Xbox One sur un PC et d'étudier son contenu pour déceler d'éventuelles failles exploitables.

"En théorie, monter un système de fichiers Xbox One  devra nous permettre de faire tourner un OS Xbox One sur un PC Windows et alors peut-être de monter des jeux. XVD est juste un conteneur en gros comme NTFS, mais hashé et chiffré, donc il devrait être possible de le monter sous Windows avec les bonnes connaissances", explique le hacker Chomr3 à Se7sensins.

La route est toutefois encore très longue avant qu'une Xbox One soit piratée et que des jeux et applications homebrews puissent y être installés.

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