Les détails manquent pour le moment sur la nature de l'éventuel piratage et ses conséquences. L'agence Associated Press relayée par Le Monde rapporte que le Département d'Etat des Etats-Unis, l'équivalent américain du ministère des affaires étrangères, a décidé pour la première fois de son histoire de suspendre son "système d'e-mails non confidentiel", pour effectuer une "amélioration de sécurité". Il s'agit de la messagerie générale, utilisée pour échanger des informations qui ne sont pas en principe couverts par le secret-défense. 

Selon une source interne au Département d'Etat, des "activités inquiétantes" auraient été découvertes, "presque au même moment où une attaque avait été menée contre le réseau informatique de la Maison Blanche", fin octobre.

Il est possible que le système de messagerie lui-même ait été exploité pour attaquer les services de communication internes de la diplomatie américaine, ou plus simplement que des e-mails de "phishing" particulièrement bien élaborés aient été envoyés pour tenter d'obtenir l'exécution de scripts malicieux sur les postes informatiques utilisés par les récipiendaires des e-mails.  C'est cette technique qui avait été employée par exemple en Malaisie pour dérober des renseignements sur le vol MH370. Mais de telles attaques qui misent essentiellement sur l'ingénierie sociale ne nécessitent pas, à priori, de mise à jour technique imposant la désactivation de tout le système de messagerie.

De nouvelles informations devraient être communiquées ces prochaines heures.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés