Espionnées grâce à des drones, les équipes du tournage de Star Wars : Episode VII avaient pourtant anticipé le risque en commandant des DroneShield, des appareils destinés à détecter la présence de drones. Mais ils ne les ont jamais reçus.

Il y a une dizaine de jours, Numerama rapportait qu'un drone civil avait été utilisé pour espionner l'un des lieux de tournage de Star Wars : Episode VII, sur une base militaire désaffecté de Grande-Bretagne. Comme des aviateurs amateurs avant eux, les curieux avaient pu survoler le plateau et découvrir une moitié du Faucon Millennium, et ce qui ressemblait à un nouveau modèle de vaisseau X-Wing. Rien de bien dramatique pour Lucasfilm et sa nouvelle maison-mère Disney, mais tout de même de quoi fâcher les équipes chargées de la sécurité du tournage.

Car le premier volet de la suite de la saga Star Wars, réalisé par JJ Abrams, est sans conteste le film qui bénéficie du plus de mesures de protections pour tenter de réduire au minimum les fuites et d'assurer une surprise aux spectateurs lors de la sortie officielle, prévue en décembre 2015. Tous les accès au tournage sont soigneusement contrôlés par des checkpoints, et sur place, les membres de l'équipe ont tous pour instruction de laisser leurs appareils mobiles au vestiaire, pour éviter toute vidéo ou photographie qui pourrait se retrouver sur le net (ce qui n'a pas empêché quelques fuites au début du tournage).

Commandé, mais jamais reçu

Dans leur plan de sécurité, les équipes du film avaient même pensé à cette éventualité que des drones soient utilisés par des fans ou des paparazzis pour espionner les plateaux. Le site Motherboard révèle ainsi que Pinewood Studios (le studio londonien où est tourné Star Wars : Episode VII) avait commandé un appareil DroneShield en juin dernier.Il s'agit d'un appareil qui permet aux entreprises, aux riches personnalités ou aux administrations de déclencher une alarme dès qu'un drone est détecté chez elles — a priori grâce à la reconnaissance de la "signature sonore" émise par leurs hélices.

L'appareil n'empêche pas l'intrusion, mais envoie des alertes par SMS, par e-mail ou par une alarme sonore, pour permettre aux équipes de réagir rapidement et de cacher ce qui ne doit pas être vu, avant que le drone n'arrive effectivement sur place.

Cependant, les studios n'ont jamais reçu les DroneShield qu'ils avaient commandés, pour un problème d'autorisation d'exportation de la part des autorités américaines. 

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