Alors que les lecteurs DVD haute-définition HD DVD et Blu-Ray tardent à faire leur arrivée sur le marché, Toshiba espère toujours pouvoir unifier les deux concurrents vers un même format commun.

Ca devait être le grand lancement technologique de 2006, et l’on se dirige tout droit vers le grand flop. Toshiba d’une part, et Sony d’autre part, n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour lancer sur le marché un format unique pour remplacer le DVD et imposer la haute-définition sur le marché. Sony, en particulier, semble avoir pêché par un excès d’orgueil digne d’une presse espagnole en huitième de finale de Coupe du monde. Le constructeur japonais pense que la PlayStation 3, qui intègre un lecteur Blu-Ray, pourrait tuer toute concurrence. Mais pour le moment personne n’arrive à se détacher et Toshiba, qui avait déjà appelé de ses voeux l’élaboration d’un standard commun, ne laisse pas tomber l’idée.

« Nous n’avons pas abandonné l’idée d’un format unifié« , a ainsi déclaré mardi le Président de Toshiba Atsutoshi Nishida devant une assemblée d’actionnaires. « Nous aimerions trouver des moyens d’unifier les standards si les opportunités surviennent« , a-t-il précisé. Après de nombreux retards, dûs en partie à la gestion des DRM, et avec une guerre fratricide sur les catalogues, Blu-Ray et HD DVD semblent se neutraliser et oublier leur véritable concurrent… immatériel.

En France, c’est en effet les fournisseurs d’accès à Internet et les bouquets satellites qui semblent le mieux en mesure d’imposer la haute-définition (HD). Free a ainsi lancé récemment un service de concerts en VOD qui ouvre la voie à un kiosque HD pour CanalPlay, son partenaire cinéma. Club-Internet, Orange et Neuf Telecom devraient suivre le mouvement dans les prochains mois, et les consommateurs français pourraient préférer louer des films haute-définition sur leur box ADSL plutôt que d’acheter à prix d’or un nouveau lecteur de salon dont personne ne sait si le format existera encore dans trois ans…

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