A première vue on croit que c'est une blague, une caricature... puis l'on regarde de plus près et l'on s'aperçoit que c'est pourtant très sérieux. Access Copyright, une société de gestion collective canadienne, a créé le personnage Captain Copyright à destination des enfants les plus jeunes, pour leur faire adopter par l'école leur vision du droit d'auteur.

L’éducation des plus jeunes à l’école sur l’importance du droit d’auteur est une question souvent abordée par la fililère culturelle, et par le gouvernement lui-même. Des plans ont été annoncés pour l’avenir, et certaines initiatives ont déjà eu lieu. Au Canada, où l’industrie culturelle désespère de parvenir à imposer sa vision du droit d’auteur, contre l’avis même de certains de ses plus éminents artistes, la propagande atteint un niveau difficilement tolérable.

Access Copyright, une société de gestion collective spécialisée dans les droits de l’écrit et de l’image, a mis au monde le personnage de Captain Copyright à destination des plus jeunes. Il ressemble au genre de personnages que dessinent les caricaturistes proches de Creative Commons pour dénoncer l’abus de droit d’auteur dans la société. Mais celui-là est un vrai capitaine pris très au sérieux par l’industrie culturelle. Dès la première année de maternelle, les professeurs conciliants sont invités à faire connaître Captain Copyright et ses pouvoirs aux enfants. Les petites têtes blondes qui n’ont encore jamais touché un iPod commencent par dessiner ce qu’ils veulent et en choeur, chaque enfant pose ensuite fièrement son sticker « Captain Copyright » sur l’œuvre achevée. 29 activités, de la première année à la sixième année, martellent l’importance économique du droit d’auteur, vitale pour la création artistique, et rayent de la carte juridique tout ce qui concerne la copie privée, le fair use ou le fair dealing. La progagande doit être ludique, accompagnée de quiz ou de jeux de rôle.

Bientôt Captain Copyright vs Captain Copyleft ?

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