La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche annonce le déblocage d'une enveloppe de 8 millions d'euros pour accompagner les universités et les établissements à proposer des cours en ligne et ouverts à tous (MOOCs).

Chaque année, la France consacre d'importants moyens pour l'éducation nationale. Avec la défense nationale et le remboursement de la dette publique, l''enseignement scolaire est l'une des principales dépenses de l'État. Dans le budget 2013 (.pdf) 64 milliards d'euros ont été mobilisés à cette fin (et même près de 90 milliards en incluant la recherche et l'enseignement supérieur).

Malgré les sommes en jeu, le système éducatif français n'est pas performant vu de l'étranger. Les derniers résultats du programme PISA, révélés en décembre, n'ont pas été bons pour la France : le pays est classé 25e en mathématiques, 26e en sciences et 21e en lecture. Par rapport aux éditions précédentes, notamment celles de 2000 et 2003, la France a nettement reculé (ou les autres pays ont fortement progressé).


Ouverture de la plateforme FUN – France… par fr-universite-numerique

Face à ce constat, la question d'une réforme de l'éducation nationale est sur toutes les lèvres. Mais au-delà de savoir si les rythmes scolaires sont adaptés ou si les programmes sont pertinents, une partie de la réponse pour mettre un terme à l'érosion de l'enseignement français se trouve peut-être dans les cours en ligne et ouverts à tous (MOOC – Massive Open Online Courses).

En tout cas, c'est dans cette direction que le gouvernement veut aller. Geneviève Fioraso, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, va mobiliser 8 millions d'euros pour aider les universités et les établissements proposant une formation professionnelle à élaborer des cours en ligne et ouverts à tous, qui peuvent réunir des centaines, des milliers voire des dizaines de milliers de personnes.

Dans ce domaine, la France a énormément de retard. Alors que la grande majorité (80 %) des établissements américains propose des cours en ligne, à peine 3 % des universités françaises font de même. Il y a pourtant un véritable intérêt pour ces cours, en témoigne le nombre d'inscrits pour l'un des 25 premiers MOOCs qui seront lancés cette année : 88 000.

Les MOOCs ouvrent de nouvelles perspectives pour les élèves, en leur donnant accès à des enseignements qui les intéressent sans être confrontés à des problèmes géographiques ou organisationnels. Ils peuvent par exemple permettre à des étudiants étrangers de suivre des cours donnés par des universités ou des grandes écoles françaises, et inversement.

Les MOOCs n'ont pas vocation à remplacer les cours traditionnels, mais peuvent constituer un complément très utile à l'élève pour approfondir des sujets à son rythme. En France, les MOOCs "associent des ressources numériques (vidéos, textes, images…) et des activités pédagogiques (quiz, forum, réseaux sociaux, tutorat, évaluations…)".

Le gouvernement propose une plateforme dédiée, France Université Numérique, qui liste huit domaines d'étude pour les MOOCs : environnement, juridique, management, numérique & technologie, relations internationales, santé, sciences et sciences humaines & sociales.

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