Tous les moyens sont-ils bons pour tenter d'entamer un dialogue ? Résolument antisioniste, un hacker a décidé de hacker le site de la Ligue de Défense Juive, pour le remplacer par des explications sur les raisons pour lesquelles, selon lui, la "quenelle" n'est pas antisémite.

Mise à jour : le piratage s'est en réalité produit la veille de la décision du Conseil d'Etat, en réaction à l'arrêté de la préfecture de Loire-Atlantique qu'a validé la juridiction.

En réaction à la décision du Conseil d'Etat d'interdire le spectacle de Dieudonné au nom de la dignité humaine qui serait bafouée par les propos de l'humoriste, un hacker a décidé de pirater le site internet de la Ligue de Défense Juive, décrite sur Wikipedia comme "un groupuscule sioniste extrémiste sans existence légale, se présentant comme « défenseur » de la communauté juive française, connue pour ses actions violentes".

Il aurait pu s'agir d'un simple tir de représailles numériques de plus, comme les conflits communautaires en connaissent systématiquement depuis qu'Internet est devenu un mode de communication majeur. D'une occasion d'insulter un "adversaire", ou de le tourner au ridicule. Mais la démarche est cette fois-ci originale, puisqu'elle vise une forme d'apaisement par un dialogue forcé.

En effet, le piratage du site de la LDJ vise à expliquer en quoi, selon le hacker, le geste popularisé par Dieudonné n'est pas antisémite. Il s'agit de dire, en substance : "non, nous ne vous haïssons pas en tant que Juifs, nous critiquons uniquement la politique sioniste qu'une partie d'entre vous soutient".

Un texte introductif dit ainsi (nous laissons les fautes) :

"Chers ennemis sionistes,  

Certains d'entre vous (tous ?), interprêtez la quenelle comme geste crypto-antisémite. C'est une erreur. Vous n'aimez pas Dieudonné, je le conçois, mais admettez que vous ne maitrisez pas très bien votre sujet… C'est dommage.  

Dommage mais pas irrémédiable !"

S'en suivent alors des vidéos, et des explications écrites. "Essayez de voir le problème de "notre" point de vue", demande le hacker.

Une démarche critiquable, qui ne manquera pas d'être critiquée, mais qui est sans aucun doute préférable à l'échange de coups physiques ou aux agressions verbales.

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