Selon plusieurs plateformes d'offre légale, l'abandon des DRM dans les catalogues a entraîné une hausse des ventes. Ce phénomène a été étudié dans le cadre d'une étude canadienne, qui indique que les ventes de musique sans DRM sont en moyenne 10 % plus élevées que celles avec DRM.

Ces dernières années, plusieurs actualités ont mis en lumière le rôle néfaste des verrous numériques (DRM) sur les performances commerciales d'une œuvre dématérialisée. En abandonnant les mesures techniques de protection, plusieurs plateformes légales de téléchargement ont pu constater une hausse des ventes : c'est le cas de la musique (FNAC, EMI, 7digital) et de la littérature (Bragelonne).

Ce phénomène a été observé dans le cadre d'une étude canadienne (.pdf) menée par Laurina Zhang, candidate doctorante en gestion stratégique. Ses conclusions, relayées par ActuaLitté, soutiennent que les mesures techniques de protection brident le parcours commercial d'une œuvre proposée légalement. En les supprimant, la plateforme serait susceptible de vendre plus d'exemplaires.

Dans le cadre de son étude, Laurina Zheng s'est limitée aux titres vendus par les principales maisons de disques. Il est apparu qu'une plateforme proposant des morceaux sans DRM vend en moyenne 10 % de plus qu'un site faisant le pari des verrous numériques. Décrits comme un moyen de lutte contre le piratage, les DRM sont visiblement aussi un moyen de plomber les ventes d'un fichier musical.

La question des DRM a récemment été abordée en France à travers le prisme de la TVA. Un amendement proposait d'ajuster le taux applicable sur les e-books en fonction de la présence de ces verrous. Adopté, il a finalement été repoussé par les députés, sous pression de l'exécutif, qui a craint que cette innovation entraîne "la condamnation de la France pour l’application du taux réduit de TVA au livre numérique".

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