Publié par Julien L., le Mardi 06 Août 2013

Bruxelles s'attaque aux écarts de prix des appels en Europe

La Commission européenne n'apprécie par les écarts de prix importants relevés dans la téléphonie entre les pays européens. Au maximum, cette différence peut atteindre 774 %. En septembre, Bruxelles dévoilera donc ses mesures pour corriger cette variation.

Dans les limites de ses prérogatives visant à favoriser la mise en place d'un marché unique européen, la Commission européenne s'efforce d'atténuer les écarts parfois considérables qui peuvent apparaître d'un pays à l'autre. Dans le secteur des télécommunications, Bruxelles a par exemple fixé de nouvelles règles aux opérateurs concernant les tarifs d'itinérance entre États du Vieux Continent.

Mais dans ce domaine, il reste encore beaucoup à faire. Dans un nouveau communiqué, la Commission s'est indignée de la variation du prix des appels téléphoniques entre pays européens. Au maximum, cet écart atteint 774 % (entre le tarif en vigueur en Lituanie et celui accessible aux Néerlandais). "L'Union européenne est un marché unique. Alors, pourquoi le coût des appels varie-t-il tant ?", s'interroge Bruxelles.

Dans d'autres domaines, l'écart est beaucoup moins prononcé. Deux exemples pris par la Commission illustrent ce point : un litre de lait coûte entre 0,69 et 0,99 euros, soit une différence de prix de 43 %. Dans le cas d'un iPad acquis occasionnellement, les deux extrêmes sont encore plus proches, puisque la différence de prix n'est que de 11 %.

Pour Neelie Kroes, en charge de la politique numérique du Vieux Continent, rien ne justifie a priori la variation relevée dans les télécoms au regard de la similarité des services de téléphonie mobile et de la qualité des communications. Pas plus que par le niveau de vie, variable selon les États. Neelie Kroes compte donc proposer le mois prochain diverses mesures pour amoindrir cet écart

Publié par Julien L., le 6 Août 2013 à 16h54
 
16
Commentaires à propos de «Bruxelles s'attaque aux écarts de prix des appels en Europe»
Inscrit le 08/08/2012
1843 messages publiés
@Isga :
Le risque c'est que les oligarchies nationales s'entendent entre elles pour former une oligarchie Européenne, et là, on n'aura rien gagné, au contraire...
Inscrit le 06/09/2012
110 messages publiés
Une grève ? contre les tarifs télécom ?
Je paie la minute trop cher alors j'arrête de bosser ?
Joli HS.
Inscrit le 16/12/2004
362 messages publiés
Je ne vois pas le rapport entre une grève et l'article ?
Inscrit le 06/08/2013
17 messages publiés
C'est bien connu, un groupe d'Etats qui n'arrivent pas à se mettre d'accord vont réussir à construire et gérer un réseau national dans l'intérêt des citoyens...

Blague à part, il n'y a que la concurrence qui permet de satisfaire la population !
Inscrit le 19/10/2009
6224 messages publiés
Il est vrai que le nombre d'appels passés entre pays est d'une importance capitale...

A carl :

La libre concurrence NON FAUSSEE, éventuellement...

Le seul problème est qu'aujourd'hui, et surtout dans ce genre de business, la libre concurrence est totalement faussée par les moyens financiers dont il faut disposer pour se mettre à la table des joueurs.

Mais rassures-nous, tu en as conscience, n'est-ce pas, carl ?
Inscrit le 06/08/2013
17 messages publiés
Bien sûr, tu as entièrement raison et pour cela il faut des régulateurs qui sont les Autorités de la concurrence dans les Etats et la Commission européenne à l'échelle communautaire.

Il faut ajouter que le meilleur moyen d'arriver à la table des joueurs est de se surpasser en innovant ;-)
[message édité par Carl Icahn le 06/08/2013 à 21:13 ]
Inscrit le 06/08/2013
17 messages publiés
Il faut le réguler via des instances afin de favoriser la concurrence.
Inscrit le 20/07/2011
707 messages publiés
L'Europe est un énorme immeuble dont les fondations ( finance, banques, sécurité, justice etc) sont très fragiles car elles ont été corrompues par un lobbying d'intérêts privés très puissant.
Inscrit le 13/08/2010
6293 messages publiés
Juste quelques remarques en passant, pas trop le temps.
La brave Neelie compare des carottes et des navets, ce n'est pas forcément pertinent. La différence de prix de l'ipad ? Bonne blague : il est fixé par Apple, et est égal pour des pays classés dans un même marché, càd EMEA nous concernant.

Bref.

Sinon, des actions (grèves ou manifestations de diverses natures) à l'échelle européenne ?
OUI, évidemment oui. Et ça serait même urgent. Le capital, les banques agissent de manière transnationale, se jouent des frontières et des lois locales. Et les mouvements sociaux, eux continuent de se dérouler à l'échelle des pays.
On ne joue pas le même jeu, et pas sur le même terrain !
D'ailleurs, en France, contrairement à ce que croient (chantent) certaines personnes, les travailleurs ne sont pas assez syndiqués. D'où des actions tout de suite "radicales" et bloquantes, et jugées minoritaires !
Regardez en Allemagne la puissance d'un syndicat comme IG Metal. Il suffit qu'il menace de faire des actions pour que tout le monde se mette à la table des négociations. Et les lignes bougent, sans fatalement arriver au stade de la grève. Tout simplement parce que ce syndicat a un poids crédible.
Par ailleurs, certaines choses, certains services devraient rester sous la responsabilité de l'Etat.
Et pas uniquement la Défense, la sécurité intérieure ou la santé.
Les autoroutes, par exemple. Le réseau filaire téléphonique de base, la fibre demain...
Autant de choses vitales dont l'Etat devrait garantir l'accès et l'usage à des conditions réalistes pour tous les citoyens, y compris les moins fortunés.
Inscrit le 06/08/2013
17 messages publiés
Et les syndicats sont plus disciplinés et pragmatiques en Allemagne.

C'est une autre culture, en Allemagne, on négocie et ensuite on fait grève. En France, on fait grève et ensuite on négocie. Au Japon, le salarié fait savoir son mécontentement avec un brassard et c'est la honte pour l'employeur. Bref, ce sont des cultures différentes.

J'ai personnellement utilisé la méthode allemande en tant que représentant du personnel (non syndiqué dans un grand groupe et j'ai obtenu des augmentations de salaires sans grève ni sans faire la une des médias. Les employeurs savaient que j'avais une certaine représentativité et légitimité aux yeux des salariés et ça change tout !
Inscrit le 13/08/2010
6293 messages publiés
Nous sommes donc bien d'accord sur le constat;
Après, sur les causes, il y aurait à réfléchir.
"En France, on fait grève et ensuite on négocie." Ben oui, avant la grève, les syndicats ne sont JAMAIS écoutés. On a même eu un (petit) président qui se foutait ouvertement de leur gueule sur le 20 heures de TF1 !
Si les syndicats étaient plus forts, ils seraient probablement écoutés avant d'en arriver à la grève.

"Au Japon, le salarié fait savoir son mécontentement avec un brassard" Oui, c'est très surprenant pour nous, relativement incompréhensible même. Question de contexte. Cette méthode, en France, arrangerait sacrément le patronat, qui ne sait même pas ce que c'est que la honte !
Inscrit le 06/08/2013
17 messages publiés
Oui, c'est une question de représentativité. Les syndicats ne représentent pas l'ensemble des salariés. Il faudrait que l'adhésion à un syndicat soit obligatoire pour tous les salariés.
Inscrit le 13/08/2010
6293 messages publiés
Inscrit le 29/08/2008
944 messages publiés
Il faudrait que l'adhésion à un syndicat soit obligatoire pour tous les salariés.


Pourquoi pas le vote obligatoire ? Excuse moi mais les syndicats d'aujourd'hui (je ne crache pas sur ce qu'ils ont fait hier) ne sont plus leurs glorieux ancêtres. la preuve le nombre de syndiqués en France (moins de 10% ).

Les syndicats sont présents en Allemagne dans certains secteurs. Va voir dans les services en Allemagne leurs syndicats où ils sont. C'est sur on prend toujours le fleuron donc l'industrie allemande et ses salariés, sauf que nous on a pas d'industrie en France donc comparons ce qui est comparable.

Négocier pour devenir plus pauvre je vois pas l'intérêt à vrai dire...

Au Japon, le salarié fait savoir son mécontentement avec un brassard" Oui, c'est très surprenant pour nous, relativement incompréhensible même. Question de contexte. Cette méthode, en France, arrangerait sacrément le patronat, qui ne sait même pas ce que c'est que la honte !


Ne crois pas ça. La surproduction n'arrange pas les entreprises. L'employé silencieux plein de rancoeur qui pourra être prêt à saboter son travail juste pour que l'image de la boîte en patisse est le plus dangereux.
Inscrit le 06/08/2013
17 messages publiés
Et inversement, des concentrations entre deux sociétés sont interdites. Par exemple, les acteurs de la téléphonie mobile savent qu'ils ne pourront pas fusionner SFR et Bouygues notamment.

De plus, ils ont une obligation d'ouvrir leur réseaux, dans les limites de la technique, à la concurrence avec les MVNO.

Sans régulation, il n'y aurait pas ça.
Inscrit le 29/08/2008
944 messages publiés
"L'Union européenne est un marché unique. Alors, pourquoi le coût des appels varie-t-il tant ?", s'interroge Bruxelles.

Ces écarts de prix ne s’expliquent pas par des différences de qualité ou de prix de revient des services, ni par des différences de pouvoir d'achat entre les États membres.


Cette phrase est d'une stupidité déconcertante par rapport au niveau de fonction de celle qui la prononce.
L'UE est un marché commun ok. Alors pourquoi la bière est à 30/40 cts d'euros dans certains pays de l'UE et à 3/4e en France. Ca fait du 1000% d'écart et pourtant la commission ne bronche pas.
Quand à la capacité de la commission d'avoir passé au peigne fin le fonctionnement de tous les opérateurs mobiles de l'UE, je reste sceptique.

Pour le pouvoir d'achat, si certes il rentre pas à 100% en jeu, le graphique ds le lien du CP montre quand mme que les pays où c'est le plus cher sont quand même les pays de l'Europe occidentale (en général). Il serait aussi intéressant de comparer les systèmes de chaque pays. les pays récemment intégrés ont bénéficié d'aides financières et technologiques pour se mettre à niveau.
Dans le même ordre d'idée, comparez des tarifs c'est bien mais c'est la même histoire qu'avec le lait et la PAC; si derrière il y a un système de subventions ou tout autre mécanisme, ben tous ces chiffres sont faussés.

Le lait est un secteur impacté par les subventions de la PAC donc les chiffres cités ne veulent rien dire (lait de quoi ? de vache de chèvre ? de singe ? de rat ? sur quelle année ? quel état ? )
Pour l'Ipad, cela a déjà été répondu.

En tous cas, elle compare des biens à des services. En gros, cela revient à remettre en question la valeur ajoutée maximum que l'on peut se permettre sur les services. Commencez par la restauration ça sera un bon début.
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