La Commission européenne n'apprécie par les écarts de prix importants relevés dans la téléphonie entre les pays européens. Au maximum, cette différence peut atteindre 774 %. En septembre, Bruxelles dévoilera donc ses mesures pour corriger cette variation.

Dans les limites de ses prérogatives visant à favoriser la mise en place d'un marché unique européen, la Commission européenne s'efforce d'atténuer les écarts parfois considérables qui peuvent apparaître d'un pays à l'autre. Dans le secteur des télécommunications, Bruxelles a par exemple fixé de nouvelles règles aux opérateurs concernant les tarifs d'itinérance entre États du Vieux Continent.

Mais dans ce domaine, il reste encore beaucoup à faire. Dans un nouveau communiqué, la Commission s'est indignée de la variation du prix des appels téléphoniques entre pays européens. Au maximum, cet écart atteint 774 % (entre le tarif en vigueur en Lituanie et celui accessible aux Néerlandais). "L'Union européenne est un marché unique. Alors, pourquoi le coût des appels varie-t-il tant ?", s'interroge Bruxelles.

Dans d'autres domaines, l'écart est beaucoup moins prononcé. Deux exemples pris par la Commission illustrent ce point : un litre de lait coûte entre 0,69 et 0,99 euros, soit une différence de prix de 43 %. Dans le cas d'un iPad acquis occasionnellement, les deux extrêmes sont encore plus proches, puisque la différence de prix n'est que de 11 %.

Pour Neelie Kroes, en charge de la politique numérique du Vieux Continent, rien ne justifie a priori la variation relevée dans les télécoms au regard de la similarité des services de téléphonie mobile et de la qualité des communications. Pas plus que par le niveau de vie, variable selon les États. Neelie Kroes compte donc proposer le mois prochain diverses mesures pour amoindrir cet écart

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