Alors que la France transpose une directive sur la protection des systèmes de protection des DRM, la Corée évolue dans sa réflexion. La RIAA coréenne vient ainsi de donner son accord pour commercialiser de la musique sans DRM, à un coût surélevé.

Nous annnoncions au début du mois le retour dans la légalité de Soribada, le logiciel de P2P star en Corée. Des détails viennent d’être dévoilés sur le modèle économique qui sera suivi, et il est original. Le service a conclu un accord avec l’Association coréenne des producteurs de musique (KMPA) pour vendre aux utilisateurs de la musique sans DRM.

Les fichiers auxquels sont attachés un système DRM seront vendus 500 wons (0,42 euro), tandis que les fichiers MP3 sans DRM seront proposés à 700 wons (0,59 euro).

L’accord passé entre la plateforme de P2P et l’association des majors du disque en Corée confirme ainsi que le DRM retire de la valeur à la musique qui est achetée. Si le calcul des prix est rationnel, il veut même dire que les maisons de disques évaluent la différence de valeur à 40 % d’écart entre un fichier que l’on peut utiliser librement et un fichier dont le moindre usage est soumis à contrôle et autorisation. Avec le temps et la concurrence aidant, cet écart pourrait diminuer et les maisons de disques enfin accepter que la musique puisse être vendue à prix standard sans contrôle après-vente.

Le risque de piratage sur les fichiers sans DRM est néanmoins réduit sur Soribada par l’utilisation d’un système de filtrage par empreinte sonore. A l’image de ce que pratique déjà iMesh, le système bloque le téléchargement et le partage de fichiers MP3 dont il reconnaît la mélodie. Le partage des fichiers MP3 non DRMisés doit donc se faire via d’autres plateformes de P2P. Et la KMPA a décidé de jouer la séduction pour limiter au maximum l’étendue du marché noir.

« Nous sommes en discussions contractuelles avec 20 sites de P2P« , confie ainsi Seo Hee-deok, le président de la KMPA.

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