Amazon ne vend pas uniquement des produits culturels. À Seattle, le groupe américain propose depuis six ans de livrer de la nourriture. Le test devrait être étendu cette année à Los Angeles et San Francisco, puis en 2014 à d'autres villes américaines et à l'étranger. Mais cette activité pourrait cacher d'autres objectifs.

Depuis bientôt six ans, Amazon expérimente à Seattle la livraison de nourriture en marge de ses activités habituelles. Le service, baptisé AmazonFresh, s'est dans un premier temps limité aux produits non périssables (pâtes, thé, café, confiseries…), avant d'être étendu aux produits frais. Manifestement convaincu de ce premier test, le géant du commerce électronique compte étendre son programme à deux nouvelles villes.

D'après les informations glanées par Reuters, Amazon souhaite proposer des produits alimentaires aux habitants de Los Angeles dès cette semaine et à ceux vivant dans l'agglomération de San Francisco plus tard dans l'année. En 2014, Amazon projette de couvrir une vingtaine de grandes villes américaines et de se lancer à l'international, selon les contacts de l'agence de  presse.

Amazon, dont le cœur de métier est la vente et la livraison de produits culturels, va-t-il devenir une enseigne qui sera un jour en mesure de rivaliser avec les cyber-marchés comme Télémarket, Carrefour Ooshop ou encore Auchandirect ? Toujours est-il que les projets du groupe pour les deux prochaines années révèlent le désir du groupe de trouver de nouvelles perspectives de développement pour soutenir sa croissance.

Mais la livraison de produits alimentaires est-il vraiment une activité qu'Amazon souhaite assumer ? Pour certains observateurs, il s'agirait plutôt d'entraîner la société à adapter sa structure et sa logistique pour être capable de livrer un produit le jour même. En effet, la livraison de produits frais nécessite une configuration interne toute particulière, sans parler des entrepôts dédiés et des flux de marchandises.

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