Selon le Wall Street Journal, l'accord antitrust qu'auraient accepté la Commission Européenne et Google prévoirait qu'au moins trois liens vers des services concurrents soient proposés aux internautes, lorsque Google met en avant ses propres services dans les résultats de recherche.

Se dirige-t-on vers une modification de la manière dont certains résultats sont affichés par Google ? Samedi, nous rapportions que selon le Financial Times, un accord aurait été trouvé entre Google et la Commission Européenne, qui obligerait Google à signaler à l'internaute quels résultats conduisent à ses propres services, mais sans que l'algorithme de classement soit modifié. Un accord qui ne changerait strictement rien aux rapports de force. Mais selon le Wall Street Journal, l'accord serait toutefois légèrement plus contraignant.

En effet, selon le quotidien américain, Google aurait accepté de proposer aux internautes au moins trois liens vers des services concurrents, à côté des services qu'il propose lui-même. Par exemple, pour les avis sur les séjours ou les restaurants, le moteur de recherche pourrait proposer ses propres avis référencés dans Google Maps, mais aussi proposer au moins "trois liens pertinents" vers des sites concurrents comme TripAdvisor. Lorsque l'internaute recherche un produit, Google pourra proposer son listing de prix référencés dans Google Shopping, mais aussi proposer Kelkoo, LeGuide ou Twenga.

Ce qui posera forcément la question du choix de ces concurrents mis en avant. Faudra-t-il le laisser au hasard, à d'obscurs algorithmes définis par Google lui-même, ou à la négociation commerciale qui permettrait aux concurrents d'acheter la mise en avant ? Et dans quel ordre ces liens alternatifs seront-ils proposés ? Seront-ils systématiquement sous le lien du service de Google, ou mis à un même niveau ? Comme toujours, le diable sera dans les détails.

L'accord ne mettra en tout cas pas fin à toutes les procédures antitrust lancées contre Google. Ce mois-ci encore, le collectif FairSearch qui rassemble notamment Microsoft et Nokia a décidé d'étendre sa plainte aux abus de position dominante opérés grâce à Android.

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