En Belgique, les autorités ont obtenu la fermeture de deux forums spécialisés dans le warez, dont Belgium-Scene. Neuf perquisitions ont été menées et au moins une arrestation a eu lieu. Du matériel informatique a également été saisi. La police s'oriente désormais vers les usagers, afin de cibler les plus actifs.

Sale temps pour les forums spécialisés dans le warez. Après la fermeture volontaire de Forum-DDL suite aux pressions exercées sur l'administrateur, c'est au tour de Belgium-Scene de baisser le rideau. Cette fois, c'est la police judiciaire fédérale de Gand qui a été à la manœuvre. Au total, neuf perquisitions ont été réalisées dans le nord de la Belgique (Alost, Anvers et Hasselt), écrit La Nouvelle Gazette.

Démarrée en 2010, l'enquête a été menée en coopération avec des unités de police étrangères suite une plainte déposée par la fédération anti-piratage belge (BAF). Celle-ci s'était déjà illustrée par le passé en cherchant à obtenir le blocage de plusieurs noms de domaine exploités par The Pirate Bay chez les principaux fournisseurs d'accès du royaume.

Dans un communiqué, la BAF explique que les responsables de Belgium-Scene s'exposent à une amende pouvant atteindre 550 000 euros et jusqu'à trois ans de prison s'ils sont reconnus coupables par un tribunal. En outre, le matériel saisi (19 ordinateurs, 45 disques durs externes et 10 clés USB) sera détruit, tandis que les noms de domaine utilisés par Belgium-Scene ont été neutralisés.

L'enquête conduite par les autorités belges et soutenue par la BAF devrait se tourner très prochainement vers les usagers. C'est du moins ce qu'annonce la BAF, en indiquant que "l'enquête se concentre sur les membres uploaders les plus actifs". De son côté, la police belge a déclaré que "les recherches se concentrent maintenant sur les membres qui ont placé les liens de téléchargements sur les forums".

Si le nom du second site n'a pas été nommé la BAF n'a pas manqué de préciser que "les deux forums privés contenaient des milliers de liens vers du contenu illégal étaient placés. Ce contenu pouvait ainsi être téléchargé et diffusé des millions de fois sans que le droit d’auteur ne soit pris en compte et que les auteurs ne soient rémunérés".

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