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Les créateurs du MP3 luttent contre le piratage

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 10 Février 2006 à 09h04 - posté dans Peer-to-Peer

L'Institut Fraunhofer, inventeur du MP3 dans les années 1980, présentera le mois prochain au CeBIT de Hannovre une technologie imaginée pour lutter contre la diffusion de fichiers MP3 sur les réseaux P2P.

Lorsque Fraunhofer a inventé le MP3, l'institut était sans doute très loin d'imaginer l'impact qu'aurait l'invention sur l'industrie musicale et sur le grand public. Le MP3 est aujourd'hui présent partout, sur nos ordinateurs, dans nos voitures, nos baladeurs, nos téléphones portables... mais Frankenstein veut maintenant contrôler le monstre qu'il a créé. Le succès du MP3 a explosé à la fin des années 1990 avec l'arrivée de Napster et des premiers réseaux P2P, et c'est contre ces réseaux que Fraunhofer compte maintenant lutter.

La firme allemande a mis au point un outil de watermarking qui permet de marquer chaque fichier MP3 d'une empreinte sonore unique, inaudible pour l'oreille humaine. Le procédé se veut une alternative au DRM, qui responsabilise l'internaute qui se sait observé. La boutique en ligne qui vend un fichier MP3 peut en effet utiliser l'outil pour marquer la chanson d'une empreinte qui contient une valeur "hash" unique, spécifique à l'acheteur. Fraunhofer a développé un logiciel qui permet de rechercher automatiquement les empreintes sur les fichiers mis à disposition sur les réseaux P2P. Si une empreinte est détectée, il est possible de remonter à la source du premier délinquant qui a partagé illégalement le fichier acheté. George Orwell n'aurait pas imaginé mieux.

"Si, par exemple, vous achetez et téléchargez un CD, gravez une copie et la donnez à un ami et que cette personne le met sur un réseau de partage de fichiers, notre système va retracer la musisque jusqu'à vous et, en fonction des règles juridiques en vigueur dans le pays où vous êtes, vous pourriez être [frappé] d'une amende importante", explique fièrement Michael Kip, un porte-parole de Fraunhofer.

"Ca pourrait certainement aider à décourager le piratage de musique sur Internet", conclue-t-il.
 
Publié par Guillaume Champeau, le 10 Février 2006 à 09h04
 
 
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Commentaires à propos de «Les créateurs du MP3 luttent contre le piratage»
 

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Vous allez peut-être trouver cela un peu absurde, mais je serais presque tenté de m'en réjouir. Laurent Petitgirard (SACEM) défendait hier sur notre forum les DRM (à sa décharge, pas dans leurs aspects les plus durs) en considérant qu'ils permettaient, au moins, une certaine tracabilité.

Or, l'un des reproches souvent produit à l'encontre de la licence globale est la difficulté de tracer les oeuvres pour la répartition.

Avec un tel système, n'avons nous pas une première ébauche de solution technique ? Un moyen de faciliter la difficile (mais pas impossible, je maintiens) répartition de la redevance collectée à travers la licence globale ?
et ca continues,

la liberté se rétrécie, c'est de pire en pire, ca changera jamais le fric qu'ils engrengent ne leur suffit pas il fo trouvé lemoyens d'empêché les gens de télécharger car comme il achèterons... Mais quelle idée lumineuse moi ca me donne pas envie d'acheté et savoir que ce que j'écoute est tracé, c'est tjs pour leur leur intérêt et nous on nous demande de consommer. C'est logique des choses celui qui a le pouvoir désir tjs plus de pouvoir.
un seul mot : PATHETIQUE !!!
 
non je ne trouve pas ça absurde... mais je ne pense pas que cela soit dans le sens dont tu parles... on parle de surveiller l'internaute :(
C'est inapplicable pour deux raisons simples :

1. Tout ce qui est fait peut être défait : donc on va voir fleurir des logiciels chargés d'effacer le mouchard embarqué.

2. Juridiquement intenable : Etant donné que la copie privée permet à un de mes proches de copier librement le mp3, il sera impossible d'établir qui a réellement partagé le mp3 sur le réseau P2P.
C'est un peu comme si j'assassinais quelqu'un et que je laisse la carte d'identité de Mr Dupont sur le corps de la victime : ça ne fait pas de Mr Dupont le coupable.
Avec la copie privée qui permet de disséminer légalement un MP3 (au copain du copain du copain...), le marquage ne sert à rien.
Moi j'aime bien cette solution : ça m'a pas l'air bien compliqué à faire sauter ...
Ha bah Totoffe m'a devancé c'est exactement ce que je voulais dire, ce qu'on veut c'est repéré qui l'a mis en ligne en particulier car c'est lui qui fait la "faute" (Encore faut il que çà en soi une) alors que la personne ayant acheté et passé à un ami est en légalité (Droit à la copie privée).
Oui,
Belle annonce.....
Mais franchement, je vois beaucoup de prob. techniques pour mettre en place ce type de DRM.
-il est toujours possible de "re-compresser" le fichier (et dans un autre format).
-il serat evidement possible de filter cette "marque".
En fait, encore une annonce destinée à faire peur, les propos de Michael Kip sont limpides (et risibles).

ET, la plus grosse sanction sera pour celui qui ACHETTE le mp3 et le donne a un ami, non pas pour celui qui n'achette jamais rien.
C'est sur, il faut trouver une solution, mais la....
"c'est pas demain la veille" ;).
En fait la solution s'imposera d'elle meme, quand ce modele economique (vente de musique) sera mort, tué par les DRM et autres majors....

Legosam dit "PATHETIQUE", le mot est faible.

@++
Ce qui me gène dans cette technologie ce sont les fonctionnalités de recherche qui permettraient de remouter à l'acheteur.

Maintenant une telle application pour compter les oeuvres échangées afin de répartir les sommes collectées au titre du paiement des droits d'auteurs me semble être une bonne chose.

Le problème fondamentale réside dans le fait que les éditeurs et les producteurs tentent, par des moyens techniques, de faire des bénéfices sur le dos des droits d'auteurs.

Pour ce qui est du téléchargement P2P, il ne s'agit pas d'un marché au sens économique du terme qui au travers d'un prix établit un équilibre entre l'offre et la demande. Mais compte tenu des échanges, les acteurs commerciaux souhaiteraient orienter les téléchargement vers leurs sites commerciaux. En payant le service rendu. Mais sommes nous certains que tous les acteurs de ce marché rétribueraient les ayants droits ?
Je me souviens d'un article parru ici même :
http://www.ratiatum....CEM.html?page=2
Les deux premier paragraphes de cette page sont intéressants.

Le message qui veux faire passer la notion de "marché du téléchargement légal" est un mirrage. Le téléchargement actuel est légal comme le montre l'actuelle jurisprudence (TGI du Havres et plus récemment TGI de Paris).

Surtout qu'il pourrait y avoir des moyens plus simple afin que les ayants droits fassent respecter leurs droits.

Par exemple un projet de loi pourrait redéfinir précisemment ce qu'est la copie privée en tenant compte du P2P. Ainsi mieux définit, il serait possible de téléchargé dans la limite du raisonnable (qui est à définir) et tout abus allant à l'encontre des intérets des ayants droits pourrait être sanctionné par une décision de justice après débat contradictoire et mise en cause par les représentants des ayants droits. Ceci n'est qu'une idée qui démontre simplement que la course à la technologie n'est pas une fin en soi et n'est pas la seule solution imaginable.
En fait, objectivement, à part l'usage en vue d'une licence globale, je ne vois pas l'utilité de cette technologie.

Seuls des internautes volontaires - comme c'est le cas dans le cadre d'une licence globale - n'auront aucun intérêt à supprimer une protection qui semble si simple à retirer.
D'accord avec Hawkins. En outre, un tel système supprime bon nombre de problèmes liés aux DRM tels qu'ils sont exploités actuellement : on n'a plus de limitation ridicule du nombre de copies et on a un fichier qui peut être lu aussi bien sur iPod que sur un autre lecteur. L'idée de base est bonne, l'outil peut être intéressant, l'outil peut aussi, forcément, dériver...
Et les hash sous eMule, ça ne permet pas de tracer les fichiers ?

Est-ce si dur d'imaginer les artistes distribuer eux-mêmes leur art, avec possibilité de retracer l'origine d'un fichier grâce au hash, sans avoir besoin de rajouter des cochonneries qui m'empêcheront d'aller me vider les boyaux au milieu de la piste 3 car ça n'aura pas été prévu dans le contrat (seulement au début de la piste 2 Monsieur, si-si) ?


... et bien Laurent Petitgirard nous dit pourtant que les soi-disants experts informatiques de la SACEM lui ont assuré que c'était impossible...

... à se demander comment font les serveurs pour dresser des statistiques...
Plutôt que de faire une course technologique au pistage de pseudo délinquants du NET, il serait plus intelligent à mon sens, de donner les moyens au possesseurs de MP3 dont il n'ont acheté le CD, de rétribuer directement les artistes, en ligne. Comme les sharwares. Cela ne ferait pas plaisir aux majors, et tant mieux, il y en a marre de ces profiteurs ! Si la Sacem était moi "mac-é" avec les majors, sûr qu'un site en ligne existerait déjà pour cela ! Et penser que mon argent est plus reversé aux majors qu'aux artistes cela me répugne, surtout au prix où ils vendent leurs CD !
C'est pire que tout ! Un traçage individuel ! Vouvou rendez compte ?
On ne parle plus ici de savoir combien de fois un morceau de musique a été téléchargé, ce qui pourrait aider à la licence globale, on veut savoir ce que Monsieur Dupond à télécharger pour lui balancer ça devant les tribunaux !

Par ailleurs, si l'on réencode le fichier au format Ogg, par exemple, quid de ce marquage ?

Qu'il continuent comme ça et je m'oriente définitivement vers le libre : Linux, Ogg, etc...
Moi, c'est l'exemple de la fin qui me choque. C'est "l'ami" qui a diffusé le CD, c'est pas l'acheteur. Mais néammoins, dans leur scénario, c'est l'acheteur qui est rendu responsable. C'est bien la preuve que ça ne fonctionne pas.
Ils ne vont pas assez loin, je pense que la peine de mort pour le partage de mp3, ça marcherait.
"Ca pourrait certainement aider à décourager le piratage de musique sur Internet"
Voila pourquoi il faut crypter le fichier : si on cree une latence assez longue de décryptage, cela empechera tout logiciel "spider" de pomper tout le réseau, faute de capacité de calcule limité.
Ils sont lamentables : le gros des releases vient de mecs qui achete les albums cd et les rip eux meme. Les logiciels d'encodage classique ne vont apposer ce watermarking. Les gros groupes ne seront donc pas tracés.
Reste seul les particulier achetant en ligne et ne faisant pas attention. Une fois de plus c est les plus occasionnel et novice qui seront les plus ennuyés car les gros poisson auront vite l'usage d'un logiciel faisant sauter le marquage, et la simple recompression suffirat peut etre d ailleur (le mp3 ne cherche t il pas a supprimer les info superflues pour l oreille humaine ? un marquage exploitant des modifications infimes du morceau et donc non perceptible serait donc ignoré...)
Trop tard, quand les mp3 se mettront à nous dennoncer, on downloadera des wavepacks, des oggs, des mpc... C'est un peu tard, maintenant le mp3 n'est plus l'unique format partagé sur le p2p. Ceci dit, c'est une solution plus raisonnable et plus honnête que ces p#[{#[| de drm
Plus ils sortent de truc dans ce genre et plus les gens vont aller vers des logiciel cryptés.
Donc...
Lol qui va inventer le Pare-Mp3 lol!
Oui pour la peine de mort.

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