La Commission européenne a communiqué autour du projet Omega, qui ambitionne de déployer des réseaux locaux ultra-rapides dans les foyers en combinant plusieurs technologies de transmission. L'objectif ? Satisfaire les nouveaux usages, qui sollicitent énormément les technologies sans fil au sein des réseaux domestiques.

Ces dernières années, les pouvoirs publics et les fournisseurs d'accès à Internet ont ouvert un vaste chantier consistant à faire basculer les internautes dans le très haut débit. Cette transition prendra des années. Face à cette tâche herculéenne, aucune piste n'est écartée : les infrastructures filaires s'appuient sur le câble ou la fibre optique, tandis que les réseaux mobiles misent sur la norme de 4ème génération.

Mais une fois que le très haut débit est apporté jusqu'à l'abonné, encore faut-il que l'ensemble de son foyer soit correctement desservi. Aujourd'hui, plusieurs technologies sont disponibles pour satisfaire tous les membres d'une même habitation : liaison Ethernet, réseau sans fil WiFi,  communication par courants porteurs en ligne (CPL) pour ne citer que les plus connues.

La Commission européenne n'est toutefois pas totalement satisfaite de la manière dont les réseaux locaux des citoyens européens sont desservis. Bruxelles annonce ainsi les dernières avancées réalisées dans le cadre du projet Omega, qui consiste à améliorer significativement la vitesse des échanges au sein d'un réseau domestique. Comment ? En associant plusieurs technologies.

Projet Omega

Signifiant "hOME Gigabit Access", Omega consiste en un "réseau qui associe les communications sur courants porteurs et les transmissions radio et optiques". De cette façon, "tous les bureaux et tous les foyers pourraient disposer d'une largeur de bande suffisante pour permettre l'interconnexion de plusieurs disponibles 'intelligents' tels que des téléphones, des voitures et des appareils ménagers".

Bruxelles considère qu'il est impératif de booster la vitesse au sein des réseaux domestiques. "Aujourd'hui, tous les foyers ont recours à la technologie sans fil pour les réseaux domestiques, mais cette solution ne suffira pas pour répondre aux besoins futurs. Afin de permettre, par exemple, la diffusion en continu de plusieurs films au sein d'un même foyer".

Ce projet bénéficie d'un budget de 12,41 millions d'euros sur un budget total de 19,13 millions d'euros, précise l'exécutif européen. Parmi les entreprises, les universités et les instituts de recherche impliqués, signalons la participation de France Télécom, du français Thomson, de l'espagnol Telefonica et de l'allemand Siemens. D'autres sont aussi venus d'Autriche, de Grèce, d'Italie et de Slovénie.

Des expérimentations nouvelles

Plusieurs expérimentations sont menées dans le cadre du projet Omega. La Commission indique en particulier que les chercheurs ont par exemple "réussi, en utilisant l'infrarouge et la lumière visible [– comme pour les télécommandes de télévision – à atteindre des vitesses de transmission de données de 280 Mbps sur une distance de 10 mètres".

"Les données ont été transmises dans deux directions entre des dispositifs multiples, créant ainsi un réseau infrarouge. L'équipe du projet est parvenue, pour la première fois au monde, à envoyer des données en utilisant les systèmes d'éclairage à DEL qui sont de plus en plus courants dans les foyers" poursuit Bruxelles.

"La combinaison de cette technologie avec la transmission radio, par exemple, pourrait permettre aux consommateurs de disposer de vitesses de transmission plus élevées. Utilisée seule, cette technologie, dite de communication par lumière visible, présenterait aussi l'avantage de limiter les interférences radio car le signal reste confiné à une seule pièce" ajoute la Commission.

Production industrielle lancée

Initié en 2008, le projet s'inscrit dans le septième programme-cadre pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration de la Commission européenne. Financé au deux tiers par celui-ci, le projet a achevé une première phase fin décembre 2010. Désormais, précise Bruxelles, la "production industrielle de dispositifs fondés sur une norme issue du projet Omega peut commencer".

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