Plus d'une centaine d'artistes de Jazz demandent aujourd'hui à travers une lettre ouverte la dépénalisation du téléchargement en P2P et l'application d'une "licence globale" dans ce domaine.

« Nous soussignés, musiciens de Jazz (et pour la plupart compositeurs membres de la SACEM ) nous opposons de la façon la plus ferme à la répression à l’encontre des utilisateurs de téléchargement P2P sur Internet, tant que cette activité reste dans le strict domaine privé« , commencent les signataires réunis à l’iniative de l’Union des Musiciens de Jazz (UMJ), membre de l’Alliance Public-Artistes qui soutient la licence globale.

La lettre ouverte signée à visage découvert par une centaine d’artistes vient compléter les 13.482 signatures récoltées devant huissier sous garantie d’anonymat par la Spedidam, l’organisation qui gère avec l’Adami les droits des artistes-interprètes en France. Elle s’oppose sur le fond et la forme à la pétition uniquement électronique lancée par les organisations d’auteurs et de producteurs, calment intitulée « Le droit d’auteur est en danger
Rejoignez-nous ! ».

Dans leur lettre ouverte, les Jazzmen continuent :

« La copie privée est un droit en France, et 25 % des sommes récoltées à ce titre ont l’obligation de soutenir la création culturelle à laquelle nous demeurons très attachés.

« Nous souhaitons par conséquent voir appliquer au téléchargement sur Internet un système de  » licence globale  » proche de celui qui existe déjà dans le domaine de la rémunération équitable perçue sur les diffusions par voie hertzienne.

« En outre, nous nous opposons à l’utilisation des  » DRM  » sur les  » produits  » culturels, considérant que ces DRM portent gravement atteinte aux libertés individuelles d’une part et aux possibilités de développement ultérieur de logiciels libres« .

Et ils concluent :

« Internet est un fabuleux outil de culture et de développement personnel, nous refusons de le voir seulement soumis à la logique marchande, et nous saluons le courage des députés de toutes tendances politiques qui ont voté un amendement en ce sens lors de l’examen de la transposition de la directive européenne DADVDSI à l’Assemblée Nationale dans la nuit du 21 au 22 Décembre 2005.« .

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